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Libye

Libye: deux milices liées au gouvernement d'union s’affrontent à Tripoli

Vision sur la place des Martyrs, à Tripoli.
© ©MAHMUD TURKIA/AFP

Des affrontements entre milices ont commencé à Tripoli dans la nuit de dimanche 26 à lundi 27 août et se sont poursuivis par intermittence toute la journée. Ils auraient fait au moins cinq morts et trente-trois blessés selon un bilan provisoire du ministère de la Santé. Dans un communiqué, la mission de l'ONU en Libye a appelé « toutes les parties à cesser immédiatement toute action militaire », se disant « préoccupée par l'utilisation d'armes lourdes sans discrimination dans les zones résidentielles densément peuplées, mettant en danger la vie de civils ».

Les deux quartiers de Salah Eddine et Qasr Ben Gheshir, au sud de Tripoli, ont été le théâtre d'un nouvel affrontement entre milices opposées qui luttent pour le contrôle de la capitale. Les heurts ont commencé quand la milice des révolutionnaires de Tripoli, dirigée par Haitham Tajouri, et ses alliés ont attaqué des positions de la brigade du septième régiment-infanterie, originaire de la ville de Tarhouna au sud-est de Tripoli. Celle-ci a répliqué à l'attaque en avançant vers d'autres quartiers de la capitale, tout en amenant des renforts.

D’après les témoignages d’habitants auprès de l’AFP, des appartements auraient été atteints par des obus. Le réseau de distribution d’électricité a été touché par les combats, a indiqué la compagnie nationale, qui a prévenu la population que les coupures d'électricité allaient durer plus longtemps que d'habitude, mettant en garde contre un « black-out total ».

Confusion à Tripoli

Ces affrontements semblent témoigner de l'impuissance du gouvernement d'union nationale, reconnu par la communauté internationale, censé gérer les milices. Les deux milices qui s'affrontent sont en effet placées sous l'autorité du Conseil présidentiel libyen. L'une dépend du ministère de l'Intérieur, l'autre du ministère de la Défense.

Dans un communiqué, le conseil présidentiel décrit la septième brigade comme des « hors-la-loi ». Quant au chef de l'état-major à l'ouest libyen, Abderrahmane Twil, il dit ne pas savoir qui a donné à cette brigade l'ordre de frapper à Tripoli. Il nie même que cette brigade appartient à l'État. Celui-ci paie pourtant les salaires de ses membres.

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