Militants de Filimbi incarcérés en RDC: dans l'attente du verdict

Copie d'écran du visuel de la campagne réclamant la libération des militants de Filimbi et de La Lucha, en RDC, lancée le 1er juillet par Amnesty International.
© DR / Amnesty International

En République démocratique du Congo, Amnesty international appelle à la libération immédiate de cinq militants du mouvement citoyen Filimbi, emprisonnés depuis près de huit mois. Carbone Beni et ses camarades sont derrière les barreaux depuis le mois de décembre. Ils ont été arrêtés alors qu'ils mobilisaient pour une manifestation de l'opposition demandant au président Joseph Kabila de quitter le pouvoir. Le parquet a requis une peine de trois ans de prison, pour offense au chef de l’État, publication des écrits subversifs et incitation à la désobéissance.  

Le verdict est attendu cette semaine.

Jean-Mobert Senga, chercheur sur la République démocratique du Congo pour Amnesty International, dénonce «une mascarade de procès». « C’est clairement un procès politique que l’on fait à des jeunes gens (qui) ont osé participer à des activités vues par les autorités comme critiques », nous explique Jean-Mobert Senga, joint par RFI.

Mais c’est un droit garanti à tous les Congolais par la Constitution congolaise et par le droit international, rappelle le chercheur: « ils n’auraient jamais dû être arrêtés, ils ont déjà été punis injustement en étant détenus pendant plus de six mois, au secret à l’Agence nationale de renseignement (ANR) et ensuite à la prison centrale de Kinshasa. La libération provisoire leur a été refusée ; pour nous ce sont des prisonniers de conscience dont la place n’est pas en prison ».

Rappelons que Carbone Beni, Grâce Tshionza, Cédric Kalonji, Mino Momponices et Palmer Kabeya avaient été arrêtés alors qu'ils sensibilisaient autour de la marche du 31 décembre 2017 initiée par le Comité Laïc de Coordination.

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