L’ONU préoccupée par l’organisation des élections en RDC

L'ONU a salué la décision de Joseph Kabila de ne pas briguer un nouveau mandat à la tête de la RDC.
© REUTERS/Kenny Katombe

A moins de quatre mois du scrutin, l’ONU n’est toujours pas très rassurée quant aux élections en République Démocratique du Congo. Si la décision du président Joseph Kabila de ne pas être candidat a été saluée, l’organisation et plusieurs membres du Conseil de sécurité ont émis des doutes quant à la crédibilité du processus, lundi 27 août. Etats-Unis, France ou Pays-Bas ont ainsi offert d’apporter une aide logistique, mais Kinshasa leur a opposé la même réponse qu’à la mission onusienne de la Monusco : le pays souhaite se débrouiller seul et n’acceptera éventuellement de l’aide que si elle n’est soumise à aucune conditionnalité.

Avec notre correspondant à New York, Grégoire Pourtier,

Alors qu’il devait intervenir en visioconférence, le président de la Commission électorale n’est pas venu s’exprimer devant le Conseil de sécurité. « Agenda fort chargé », a justifié l’ambassadeur de la République Démocratique du Congo auprès des Nations Unies. Certes, à moins de quatre mois du scrutin il reste en effet énormément à faire, mais cette absence n’a pas été de nature à rassurer la communauté internationale.

Car malgré les « progrès tangibles » relevés par la Représentante spéciale de l’ONU, les préoccupations techniques demeurent nombreuses. Peut-on vraiment faire confiance aux « machines à voter », qui ajoutent une incertitude technologique ? Quid des listes électorales, sur lesquelles plus de 6 millions de personnes sont inscrites sans relevés de leurs empreintes digitales ?

Quant au rejet de six candidats, dont Jean-Pierre Bemba, l’ONU estime qu’il va forcément ouvrir une nouvelle période de contestation, tandis que le président de la Conférence épiscopale du Congo a réclamé des élections inclusives, évoquant une « manipulation de la justice ».

Ainsi, dans ce contexte explosif, plusieurs pays ont plaidé pour que Kinshasa accepte de l’aide, qui pourrait facilement être apportée via la Monusco, la Mission onusienne qui se tient prête depuis longtemps. Mais les autorités congolaises refusent toujours cette assistance, réclamant qu’on fasse confiance à la Commission électorale.

 

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