Centrafrique: l'Union africaine et la Russie consultent pour la paix

Sur la route entre Bouar où se tient la réunion organisée par l'Union africaine pour la paix en Centrafrique et Bossembélé en RCA (illustration).
© RFI/Olivier Fourt

En Centrafrique, alors que l’Union africaine en charge de faire avancer le dialogue de paix dans le pays rencontre les représentants des 14 groupes armés à Bouar dans le nord-ouest du pays, les Russes organisent leur propre rencontre de leur côté. Un rendez-vous qui se tient à Khartoum au Soudan et qui se déroule au même moment que la rencontre de l’initiative africaine.

Les discussions de l’Union africaine avec les groupes armés ont débuté en Centrafrique dans la ville de Bouar. Des discussions qui ont commencé en retard notamment à cause des conditions climatiques. Mais aussi sans doute parce qu’à Khartoum d’autres évènements se jouaient.

En effet, des discussions parallèles sont organisées au Soudan à l’initiative du conseiller présidentiel russe. De sources sûres, plusieurs chefs de groupes armés se trouvent actuellement dans la capitale soudanaise.

L’objectif pour l’initiative russe : obtenir la signature d’un accord – dont les termes sont aujourd’hui encore inconnus – et qui permettrait le retour au calme dans le pays. Une mission dont est officiellement en charge l’Union africaine depuis l’année dernière.

La Russie est un partenaire de la RCA, la Russie a le droit de prendre des informations nécessaires… il y a l’initiative africaine en cours mais il n’empêche que la Russie puisse prendre les informations nécessaires… nous sommes ouverts, nous coordonnons la plupart des initiatives. Nous sommes ouverts à accueillir la démarche de la Russie et de l’intégrer dans notre processus… nous sommes tous au travail, nous ne voyons pas la concurrence, nous savons qu’à un moment donné il y aura une coordination

Baudouin Hamuli Kabarhuza: «Nous sommes ouverts à accueillir la démarche de la Russie et à l’intégrer dans notre processus»
29-08-2018 - Par Clémentine Pawlotsky

Le porte-parole du gouvernement n’a pas souhaité s’exprimer sur le sujet. Un communiqué récent du gouvernement affirmait ne pas être à l’initiative d’une telle démarche et réitérait son attachement à l’initiative africaine.

Reste à savoir si l’une ou l’autre de ces rencontres aboutira à un résultat. La Centrafrique vit dans la crise depuis 2013 sans avoir pour l’instant réussi à trouver d’issue...

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