Municipales en Côte d'Ivoire: le PDCI dénonce des tentatives de déstabilisation

Le président du PDCI, Henri Konan Bédié, et le secrétaire exécutif du parti, Maurice Kacou Guikahue, le 17 juin 2018 à Abidjan.
© SIA KAMBOU / AFP

En Côte d’Ivoire, le dépôt des candidatures pour les élections locales d’octobre se clôturait ce 29 août à minuit. L’élaboration de ces listes a été secouée par diverses polémiques qui illustrent encore une fois le divorce consommé entre la coalition au pouvoir RHDP et le PDCI d’Henri Konan Bédié. Hier dans la matinée, le secrétaire exécutif du parti historique, Maurice Kakou Guikahué, a dénoncé ce qu’il considère comme des manoeuvres du pouvoir pour déstabiliser ses concurrents.

A l’approche des élections municipales et régionales du 13 octobre prochain, les divisions internes au sein du Parti démocratique de Côte d'Ivoire (PDCI) entre partisans et opposants au parti unifié du Rassemblement des houphouëtistes pour la démocratie et la paix (RHDP) ne cessent de miner l’ancien parti unique.

En début de semaine, l'ancien président Henri Konan Bédié, président du PDCI, avait convoqué des membres de sa formation politique investis candidats par les deux partis et leur avait demandé de choisir leur camp.

à (re)lire: Recomposition du secrétariat exécutif du PDCI sans les pro-RHDP

Si la majorité de ces convoqués a confirmé porter les couleurs du PDCI pour le futur scrutin, le secrétaire exécutif Maurice Kakou Guikahué a tout de même dénoncé « des tracasseries qui violent constamment les dispositions de la Constitution ».

« Il est également apparu qu'il s'agit d'une tentative de débauchage de nos cadres à travers le chantage, a-t-il déclaré. Nous observons curieusement des inspections ciblées dans les municipalités tenues par les cadres du PDCI-RDA [Rassemblement démocratique africain] candidats à leur propre succession ».

Report des élections

Le haut cadre du PDCI a surtout appelé à un report des élections. Une demande qui se base sur la désormais célèbre déclaration du 6 août du président Alassane Ouattara, dans laquelle il ordonnait l’amnistie pour 800 prisonniers et indiquait une prochaine réforme de la Commission électorale indépendante (CEI).

« Le président a fait son message à la nation où il a dit "il faut que les élections soient inclusives". Donc, les 800 personnes qu'il a amnistiées sont de nouveaux candidats potentiels », fait remarquer Maurice Kakou Guikahué.

Aucune directive allant dans le sens d'une réforme n'a été donnée à la CEI pour l’instant. La Commission poursuit donc ses travaux pour la tenue des élections maintenues à la date du 13 octobre.

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