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Togo

Togo: deux partis extra-parlementaires prennent la parole

Un membre de la Céni au bureau de vote du lycée Bè-Plage, à Lomé, le 25 avril 2015. (photo d'illustration)
© RFI/OR

Un mois après la publication de la feuille de route de la Cédéao, le pouvoir et la coalition de l'opposition peinent à s'entendre sur la mise en oeuvre de la feuille de route et de l'organisation des prochaines élections législatives prévues pour le 20 décembre. Surprise, deux partis extra-parlementaires, OBUTS et Le NET, qui siègent  à la commission nationale indépendante contestée par la coalition des 14 partis de l'opposition, interpellent pour une sortie de crise.

Gabriel Agbéyomé Kodjo, ancien Premier ministre de feu Gnassingbé Eyadema, et leader de l'Organisation pour bâtir dans l'unité un Togo solidaire, demande à l'opposition parlementaire de venir prendre sa place à la Céni pour préparer l'élection législative.

« Il est important de mon point de vue que nos amis de l'opposition parlementaire regagnent la Céni. Dans tous les cas, il n'y a pas de sujet pour lesquels les Togolais, s'ils ont la volonté, ne puissent pas trouver de solution. C'est en cela que nous avons lancé cet appel patriotique pour que, et l'opposition, et le pouvoir se mettent ensemble pour préparer les futures élections dans un cadre rénové », explique Gabriel Agbéyomé Kodjo.

Le cadre rénové se fera à travers les réformes à l'Assemblée nationale ; c'est  pourquoi Djerry Komandega Taama, du Nouvel engagement togolais, demande   aux députés de prendre l'initiative pour opérer les réformes au parlement nonobstant la feuille de route de la Cédéao. « Manifestement, on va organiser les élections le 20 décembre, sans avoir fait les réformes constitutionnelles qui ont en réalité été à la base de toute la crise et de toutes les manifestations que nous avons eues entre 2017 et 2018. C'est pour ça que nous appelons aujourd'hui l'ensemble des députés à se retrouver rapidement à l'Assemblée nationale et procéder à ces réformes constitutionnelles pour faire en sorte que l'on puisse appliquer dans toute leur globalité les recommandations de la Cédéao. »

Gabriel Agbéyomé Kodjo et Djerry Komandega Taama ont leurs membres à la Céni contestée, ils continuent leur travail avec les autres membres et préparent  les élections législatives. Ils n'entendent pas démissionner de leurs sièges.

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