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Libye

Libye: Paris, Londres, Rome et Washington condamnent les violences

Combats entre milices rivales à Tripoli, le 28 août 2018.
© REUTERS/Hani Amara

Londres, Paris, Rome et Washington dénoncent l'escalade de la violence dans la capitale libyenne. Depuis lundi, Tripoli est le théâtre d'affrontements meurtriers entre milices rivales. Trente-neuf personnes ont été tuées et une centaine d'autres blessées, pour l'essentiel des civils. Après une deuxième tentative de trêve vendredi soir, des roquettes ont de nouveau été tirées sur Tripoli ce samedi.

Trois roquettes se sont abattues sur la capitale libyenne ce samedi après-midi. L'une d'entre elles est tombée sur un hôtel du centre-ville et a fait au moins 3 blessés.

Vendredi déjà des roquettes tirées tout près du seul aéroport encore fonctionnel ont obligé les autorités à suspendre les vols pour au moins 48h. C'est dire la dégradation de la sécurité ces derniers jours.

Il s'agit en fait de milices de Tripoli, la garde présidentielle notamment, loyales au gouvernement d'union nationale qui se battent contre une autre brigade militaire très importante, la 7e brigade qui vient de la ville de Tarhouna à 60 km au sud-est de Tripoli.

L'enjeu est le contrôle de certains lieux stratégiques de la capitale, l'accès au pouvoir mais aussi l'accès aux ressources financières, notamment le pétrole qui est la principale ressource de Tripoli.

Cette 7e brigade a été exclue de la ville de Tripoli il y a un peu plus d'un an pour rétablir la sécurité. Aujourd'hui, elle conteste cette situation et vient réclamer sa part du gâteau.

Vendredi et jeudi, deux tentatives d'établir une trêve ont échoué. Une situation qui révèle une nouvelle fois l'incapacité du chef du gouvernement d'union nationale.. Fayez al-Sarraj à contrôler les différents groupes armés.

La condamnation et l'appel de la communauté internationale à cesser les combats vont-ils réussir à faire retomber la tension ? Des chancelleries qui avertissent tout ceux qui tentent d'affaiblir les autorités libyennes qu'ils « auront à répondre de leurs actes ».

Les événements de cette semaine sont une très mauvaise nouvelle pour monsieur Sarraj, pour ce gouvernement mais aussi pour la communauté internationale...

Analyse: Hasni Abidi, directeur du Centre d'études et de recherche sur le monde arabe et méditerranéen à Genève.
02-09-2018 - Par Léa-Lisa Westerhoff

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