La CIJ examine le litige sur l'avenir des îles Chagos

Manifestation de Chagossiens devant la Chambre des Lords à Londres, le 22 octobre.
© Reuters

Un an après le vote historique à l'ONU en faveur de Maurice et aux dépens de la Grande-Bretagne, les choses sérieuses commencent lundi 3 septembre à la Cour internationale de justice. Le contentieux territorial porte sur l'archipel des Chagos dans l'océan Indien, occupé par les Britanniques, et qui abrite la base militaire américaine de Diego Garcia. Maurice ne demande pas le départ des Américains de l'archipel mais veut néanmoins que sa souveraineté soit reconnue. L'archipel est-il mauricien ou britannique ?

Devant la Cour internationale de justice, c'est le dernier témoin de l'histoire qui va plaider la cause chagossienne. Sir Anerood Jugnauth, 88 ans, doyen de la politique mauricienne, est le seul homme encore en vie des négociations de 1965 à Londres, qui portaient sur l'Indépendance à Maurice.

Selon lui, le pouvoir colonial, Londres, aurait fait du chantage avec la délégation mauricienne. Soit nous reprenons les Chagos, soit vous repartez sans l'indépendance de Maurice. Sir Anerood Jugnauth affirme que la délégation mauricienne n'avait d'autres choix que d'accepter l'offre britannique.

Aujourd'hui, 53 ans après, Maurice affirme que sa décolonisation ne sera pas complète sans les Chagos. En juin de l'année dernière, l'île a ainsi obtenu un vote favorable de l'ONU. Quatre-vingt-quatorze Etats ont soutenu la demande de Maurice, contre 15 pour la Grande-Bretagne et 65 abstentions.

Un succès inattendu qui permet à Maurice de solliciter un avis consultatif de la Cour internationale de justice sur « Les effets juridiques de la séparation (de l'archipel) des Chagos de Maurice en 1965 ».

Les audiences dureront quatre jours. Vingt-deux Etats, de même que l'Union africaine, devraient y participer.

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