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Libye

Libye: spectaculaire évasion de 400 détenus dans une prison de Tripoli

En Libye à Tripoli, de violents affrontements ont éclaté ces derniers jorus entre milices rivales.
© REUTERS/Ismail Zitouny

Grande évasion en Libye où 400 détenus ont pu fuir d'une prison du sud de la capitale libyenne, Tripoli. Une zone où des milices rivales s'opposent depuis plusieurs jours. Tous les détenus qui ont pris la fuite viennent du même quartier de la prison où étaient regroupés des anciens responsables du régime Kadhafi.

Selon un communiqué diffusé par la police judiciaire sur la page Facebook de la prison d'Aïne Zara, une révolte a eu lieu à l'intérieur du bâtiment à l'approche des affrontements entre milices à Tripoli, qui ont lieu depuis huit jours. Les prisonniers ont alors cassé les portes et ont pris la fuite. Parmi eux, figurent 45 kadhafistes accusés d'avoir tué des manifestants lors du soulèvement de 2011 et condamnés à mort, récemment, selon des informations RFI.

Toujours selon ce communiqué, les gardiens de la prison ont préféré ne pas intervenir, de peur de faire des victimes parmi ces prisonniers.

La prison d’Aïne Zara est composée de deux parties, A et B. Les évasions n’ont eu lieu que dans la partie A qui regroupe des responsables de l'ancien régime libyen. Des questions se posent sur la possibilité d'une fuite organisée. Cette prison était placée jusque-là sous la responsabilité de Haitham Tajouri, qui a élu Aïne Zara comme quartier général. Il est l'un des quatre chefs de guerres qui dominent Tripoli et qui sont devenus des millionnaires en usant de corruption.

Un porte-parole de la septième brigade qui fait offensive sur Tripoli depuis plus d'une semaine et que nous avons pu contacter affirme qu'à leur arrivée à Aïne Zara, ce dimanche, la prison était déjà vide. La septième brigade a été fondée en 2015 par le gouvernement d'union nationale. Fayez al-Sarraj affirme que ce régiment ne fait plus partie des milices qui sont à la solde du gouvernement depuis avril dernier. Mais les salaires de ce régiment sont toujours payés par son gouvernement.

Il y a des craintes aujourd'hui que la poursuite des affrontements cause la fuite des centaines de membres de l'organisation Etat islamique qui se trouvent dans la prison de Maitigua près de l'aéroport qui porte le même nom. Un aéroport désormais fermé à cause des affrontements.

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