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RDC

RDC: rassemblement contre la machine à voter à Kinshasa

Une vue du centre-ville de Kinshasa, la capital congolaise.
© Wikimedia/CC

C'est l'appareil de la discorde en République démocratique du Congo. Les inquiétudes et les doutes persistent autour de la machine à voter, un système de vote par écran tactile qui doit être mis en place pour la présidentielle du 23 décembre. Ce lundi matin, plusieurs dizaines de militants du mouvement citoyen La Lucha ont été, parfois brièvement, interpellés à travers le pays après des manifestations devant les sièges locaux de la Commission électorale pour demander le retrait de cet appareil et la révision des listes.

Ce lundi matin à Kinshasa, les militants se sont retrouvés dans le but de déposer un mémorandum. Une petite trentaine de militants s’étaient donné rendez-vous au rond-point Kin Mazière à quelque 600 mètres de la Commission électorale. Une distance qu’ils ont parcourue à pied. Le drapeau congolais noué autour du front ou sur les épaules pour certains et brandissant des pancartes avec ce slogan : Non à la machine à voter.

C’est devant la Céni qu’ils ont été interpelés. Ils n’ont donc pas pu déposer leur mémorandum. La police en a d’abord tiré deux ou trois dans un pick-up et rapidement les autres militants les ont rejoints d’eux-mêmes. C’est en continuant de chanter, poing dressé vers le ciel et sous les yeux des passants qu’ils ont été conduits toujours jusqu’au siège du commissariat provincial. Ils y ont passé une heure environ avant d’être relâchés.

Le chef de la police de Kinshasa les accuse d’avoir troublé l’ordre public. Et d’avoir cherché à se faire interpeler pour attirer l’attention. « 22 personnes, ça ne représente rien dans la capitale. Ce n’est même pas une goutte d’eau dans l’océan », estime-t-il. La Lucha répond qu’elle manifestait « pacifiquement comme l’y autorise la Constitution ». Le mouvement citoyen voit dans ces interpellations le signe que « le climat actuel ne permet pas d’organiser de bonnes élections » et menace d’appeler au boycott du scrutin « si le président de la Commission électorale n’est pas remplacé » et si ses revendications ne pas entendues.

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