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Côte d'Ivoire

Côte d'Ivoire: quatrième hausse du prix du carburant en un an

Une vue panoramique du rond point de la liberté, dans le quartier d'Adjamé à Abidjan en Côte d'Ivoire.
© Willy Stephane Awaho/flickr.com

En Côte d'Ivoire, pour la quatrième fois en moins d'un an, le prix à la pompe de l'essence sans plomb a augmenté. Depuis le 1er septembre, un litre de super coûte 620 francs CFA, contre 580 francs CFA en novembre 2017. Des augmentations successives qui inquiètent les consommateurs ivoiriens et provoquent leur incompréhension.

Depuis le début de la semaine, cette énième augmentation du prix du carburant passe mal en Côte d'Ivoire. Dans une station-service d'Abidjan, Abi Ali, un fonctionnaire, vient de faire le plein de sa voiture et il est excédé : « Naturellement, c'est un problème pour nous, ça réduit la cagnotte que l'on a pour la famille. On est obligé de grignoter sur la popote pour remplir le réservoir de la voiture, donc c'est compliqué ».

Même colère pour Mohammed Fofana, un couturier qui comme beaucoup déplore surtout de ne pas comprendre ces hausses de prix : « On ne nous a pas expliqué pourquoi le carburant a augmenté quatre fois en une année. Ça impacte sérieusement mon budget. Au moins, si on nous explique pourquoi on augmente, on peut adhérer ou pas adhérer ».

Depuis novembre 2012, les autorités ivoiriennes appliquent un système d'ajustement automatique des prix à la pompe en fonction des fluctuations du prix du baril de pétrole. Ces augmentations successives sont donc la conséquence de la reprise des cours mondiaux du brut.

Outre faire preuve d'un peu plus de pédagogie, Jean-Baptiste Koffi, le président de l'Union fédérale des consommateurs de Côte d'Ivoire, estime que les autorités devraient aussi être plus transparentes dans l'application de ce système. « La publication par exemple de la structure des prix du pétrole serait peut-être un départ de transparence. Ça aiderait les consommateurs à comprendre qu'ils ne sont pas les seuls à payer lorsqu'il y a une hausse généralisée des prix ».

A noter qu'après trois hausses successives cette fois-ci le prix du gasoil n'a pas augmenté. Le litre reste plafonné à 610 francs CFA. Une mesure visant à éviter une hausse généralisée des prix à la consommation; le gasoil étant le carburant majoritairement utilisé dans les transports de marchandises et de personnes.

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