Gabon: le gouvernement met en garde contre les clips jugés obscènes

Le palais présidentiel de Libreville (image d'illustration). Dans le pays, le ministère de la Communication est monté au créneau suite à la diffusion de chansons et clips vidéos jugés obscènes.
© WILS YANICK MANIENGUI / AFP

Au Gabon, le ministère de la Communication est monté au créneau suite à la diffusion dans les télévisions publiques et privées, ainsi que dans les radios, de chansons et clips vidéo jugés obscènes. Désormais, les animateurs qui diffuseront ce genre de chanson sont passibles d'une peine de prison allant de deux mois à deux ans et d'une amende de 24 000 à 500 000 francs CFA (de 36 à 762 euros).

Le ministère de la Communication n'a cité aucune chanson à l'origine de sa mise en garde envers les chaînes de télévision contre les clips vidéo jugés obscènes. Mais pour les Gabonais, trois œuvres actuellement en vogue sont visées, dont le titre « Bébé, on rentre » de Kero Skar, qui signifie qu'après avoir bu une bière, il faut bien terminer quelque part.

« Tchizambengué » est quant à lui un pied de nez des maîtresses aux épouses jalouses. Il s'agit du tube de l'été jugé le plus obscène. Chaque maîtresse poste dans les réseaux sociaux sa propre vidéo en tenue très légère en train de se trémousser.

L'autre œuvre visée ferait la promotion du banditisme. Dans « Goudroniers », le rappeur Don'zer évoque ceux qui consomment du Tramadol, un antidouleur utilisé comme drogue connu sous le nom « Kobolo ».

Dans les bistrots gabonais, la décision du ministre de la Communication est diversement interprétée :

A l’époque, on chantait la bonne musique, maintenant tout ce qu’on chante, c’est n’importe quoi.

Au Gabon, réactions diverses à la mise en garde du gouvernement sur les clips jugés obscènes
05-09-2018 - Par Yves-Laurent Goma

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