Rentrée scolaire sous tension au Cameroun anglophone

Bamenda, capitale de la région camerounaise du Nord-Ouest, en 2017.
© Reinnier KAZE / AFP

Le Cameroun connaît un timide retour à l'école dans les régions anglophones du Sud-Ouest et du Nord-Ouest. Deux jours après la rentrée scolaire, la majorité des salles de classe restent désespérément vides. A Bamenda, la capitale régionale du Nord-Ouest, des violences ont été enregistrées hier en pleine ville, contraignant la plupart des élèves à rester terrés chez eux. Les autorités ont annoncé avoir pris des mesures pour barrer la route aux miliciens séparatistes mais la psychose persiste.

Des hommes armés à bord d’un véhicule ont fait irruption en plein cœur de la ville de Bamenda, la capitale de la région camerounaise du Nord-Ouest, autour de 10 heures ce 4 août. Ils ont alors tenté de prendre d’assaut une banque dans l’arrondissement de Bamenda III.

Les militaires qui en assuraient la garde ont réussi à les neutraliser, faisant cinq morts parmi les insurgés, selon divers témoins. Tous les commerces alentour ont aussitôt fermé ainsi que bon nombre d’établissements scolaires.

Salles de classe vides

Ces événements se sont produits alors que la ministre des Enseignements secondaires, Pauline Nalova Lyonga, se trouvait dans la ville pour s’assurer de l’effectivité de la reprise des cours. Elle a quand même pu constater que dans les cinq établissements scolaires qu’elle a pu visiter, quelques centaines d’élèves ont bravé la menace et pris place dans les salles de classe.

La veille dans la ville de Bafut, toujours dans le Nord-Ouest, un chef d’établissement et sept élèves ont été enlevés. De source policière, deux élèves ont été libérés mais cinq seraient toujours en captivité.

Dans le Sud-Ouest, à Buea, des témoins ont rapporté que, deux jours après la rentrée scolaire, les salles de classe sont encore globalement vides et ce malgré les assurances des autorités sur le renforcement de la sécurité autour des écoles.

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