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Swaziland

Le royaume du Swaziland célèbre ses 50 ans d’indépendance

Le roi Mswati III qui règne sans partage sur le Swaziland (photo d'archives, 2013).
© Wikimedia

Le royaume du Swaziland célèbre ce jeudi 6 septembre les 50 ans de son indépendance. Le petit pays d’Afrique australe a également fêté les 50 ans du roi, Mswati III, plus tôt cette année. Il est considéré comme le dernier monarque absolu du continent malgré sa volonté d’appeler son royaume une « monarchie constitutionnelle ». Les violations des droits de l’homme y sont nombreuses selon Amnesty International. La dernière en date, des centaines d’agriculteurs ont été expulsés de leurs terres. Les Swazis se préparent à voter à la fin du mois pour les élections législatives, où ne figurera aucun parti politique.

Les 55 députés swazis élus à la fin du mois sont techniquement interdits d’adhérer à un parti politique. Ces élections sont tronquées, selon l’avocat et opposant Thulani Maseko : « Ce scrutin n’est qu’une élection de façade pour beaucoup d’entre nous. Il n’offre pas au peuple la possibilité de choisir ses représentants et de former un gouvernement. »

Opposant de longue date, il a récemment porté plainte contre le roi. Le souverain a choisi de renommer le royaume en avril dernier. Le Swaziland est devenu eSwatini. Pour Thulani Maseko cette décision unilatérale démontre un manque criant de démocratie. « Nous allons regarder avec attention la décision du tribunal pour voir comment la justice va interpréter la Constitution et les limites du pouvoir du roi, et dans quelle mesure la monarchie constitutionnelle permet de contrôler les actions du roi. »

La société civile, elle, est quasiment muette selon Shireen Mukadam, chercheuse de l’ONG Amnesty International : « C’est une monarchie absolue, mais aussi une société très fermée. Les citoyens ont peur d’afficher leurs opinions, comme par exemple lors du changement de nom du pays alors que le roi n’a pas pris le temps de les consulter. »

60% des inscrits avaient voté lors des précédentes élections en 2013 pour une Assemblée majoritairement traditionaliste et favorable au roi.

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