Madagascar: dans l'attente de la démission du président Rajaonarimampianina

Hery Rajaonarimampianina, président de la République de Madagascar, à Antananarivo, le 29 avril 2018, lors d'une conférence de presse (illustration).
© RIJASOLO / AFP

A Madagascar, on s'attend aujourd'hui à la demission du président de la République. Hery Rajaonarimampianina a en effet annoncé qu'il se présenterait pour un second mandat. Or, la Constitution exige que le chef de l'Etat démissionne 60 jours avant le premier tour du scrutin. Un premier tour qui a été fixé au 7 novembre.

« Je confirme que je démissionnerai avant les élections tel que la loi l'exige. » C'est la déclaration du chef de l'Etat faite il y a une semaine dans une vidéo publiée sur sa chaîne Youtube. « Les problèmes ne viendront pas de moi qui ai été élu démocratiquement en 2013 », poursuivait Hery Rajaonarimampianina.

Le président s'est toutefois gardé de donner la date précise de sa démission. La Constitution malgache exige qu'il quitte le pouvoir 60 jours avant le 1er tour de l'élection présidentielle, soit le 8 septembre. Une disposition pour éviter notamment que le président en exercice utilise les moyens de l'Etat pour faire campagne.

à (re)lire: Le président Rajaonarimampianina candidat à sa propre succession

Mais c'est bien ce vendredi que les Malgaches attendent sa démission. La date du 7 septembre est celle que tous les médias nationaux mentionnent comme jour de départ du chef de l'Etat. C'est le président du Sénat Rivo Rakotovao, proche de longue date de Hery Rajaonarimampianina, qui assurera l'intérim comme le veut la Constitution.

Tard jeudi soir, lors du conseil des ministres, « le président a dit au revoir au gouvernement », signale l'un d'eux. Au sein de la présidence on indique ne pas pouvoir donner d'information à ce stade sur la date de départ du chef de l'Etat.
Certains observateurs soulignent qu'il pourrait retarder sa démission en invoquant le fait qu'une décision judiciaire est en attente au conseil d'Etat concernant la date du scrutin présidentiel. Une requête en annulation du décret de convocation des électeurs a en effet été déposée par l'un des candidats à la présidentielle.

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