Niger: multiplication des enlèvements dans les régions du lac Tchad et de Maradi

Juin 2016: le ministre de l'Intérieur du Niger, Mohamed Bazoum (C), en visite près de Diffa, après une attaque de Boko Haram.
© REUTERS/Luc Gnago

Une nouvelle forme de banditisme voit le jour au Niger dans la région du lac Tchad : les  éléments de Boko Haram ont recours à la pratique des enlèvements de civils pour obtenir des rançons. Plusieurs personnes ont été enlevées ces dernières semaines puis libérées moyennant le versement d'importantes sommes d'argent.

Ce phénomène d’enlèvements de personnes civiles contre le paiement d’une rançon prend des proportions inquiétantes depuis quelques semaines dans toute la région de Diffa. Des individus armés en moto font irruption dans une maison ou aux alentours d’un village et enlèvent leurs victimes. Une fois les bandits en lieu sûr, les proches des personnes capturées sont appelés par téléphone pour le versement de la rançon.

Le dernier cas en date est celui d’une vieille dame et sa fille dans le village de Gueskerou à 35 kilomètres de Diffa. La cible a été bien choisie. La vieille dame est la mère d’un député de la région. Les recherches pour retrouver les deux personnes enlevées n’ont rien donné pour l’instant, mais une source proche de la famille précise que les ravisseurs ont exigé le versement de 20 millions de Naira, la monnaie nigériane, soit 34 millions de francs Cfa.

Selon un journal local, plusieurs autres personnes ont été enlevées au cours du mois d’août. Parmi elles, les chefs de village de Baroua et de Karé. Ils ont été libérés après avoir versé des rançons. Cette nouvelle forme de banditisme a créé la psychose auprès des populations frontalières dans le lac Tchad. Une autre zone également touchée est la région de Maradi, dans sa partie frontalière avec l’Etat de Zamfara au Nigéria. Plusieurs cas d’enlèvements ont été signalés.

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