Madagascar: soulagement suite à la démission du chef de l’Etat

Hery Rajaonarimampianina, président sortant, a annoncé, vendredi 7 septembre, qu’il quittait ses fonctions pour se conformer à la Constitution.
© RIJASOLO / AFP

A Madagascar, les réactions se succèdent après la démission du président de la République, au soir du vendredi 7 septembre. Hery Rajaonarimampianina a quitté ses fonctions pour se conformer à l'article 46 de la Constitution qui exige que le président qui se porte candidat à sa succession démissionne, 60 jours avant le premier tour de la présidentielle fixé au 7 novembre. Après cette démission, partis politiques, société civile et communauté internationale ont réagi.

Depuis vendredi, tous félicitent la démission du chef de l'Etat.

« Ce départ constitue, pour nous et surtout pour la population, un grand soulagement », déclare Herimalala Razafimahefa, porte-parole du Mapar, parti de l'ancien président de la Transition Andry Rajoelina. « Il devient un simple candidat qui doit mener campagne comme les autres même si sa gestion catastrophique ne lui donne aucune chance d'être réélu », poursuit-il.

Pour l'autre grand parti d'opposition, le TIM de l'ancien président Marc Ravalomanana, la réaction est plus laconique. « C'est tout simplement ce que nous attendions », signale Mamy Rabenirina, un député de ce parti.

Les anciens chefs de l’Etat Ravalomanana et Rajoelina sont les deux grands concurrents de Hery Rajaonarimampianina à cette présidentielle.

Un « signal positif »

La société civile est aussi rassurée de cette démission. « C'est un signal positif après diverses aspects négatifs qu'il a accumulé », explique Ndranto Razakamanarina, un des responsables de Rohy, une plateforme de la société civile qui est présente dans chaque région de Madagascar et très active dans le processus électoral.

Enfin, la représentante des Nations unies dans le pays indique avoir « félicité le nouveau président par intérim, Rivo Rakotovao », vendredi. « Je lui ai assuré le soutien des Nations unies notamment dans le cadre du processus électoral », a fait savoir Violet Kakyomya dans un tweet publié ce samedi matin.

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