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RDC

Législatives en RDC: qui seront les candidats?

Kinshasa, 3 décembre 2011. Un agent électoral de la Céni au milieu des sacs de bulletins de vote (photo d'illustration).
© © AFP / Gwenn Dubourthoumieu

Après les candidats à la présidentielle, la Cour constitutionnelle de RDC se penche désormais sur les recours concernant les candidats aux élections législatives. En théorie selon le calendrier, elle avait jusque ce mardi soir au plus tard pour notifier à la commission électorale ses décisions. Mais au moment de fermer ses portes vers 22h mardi, elle n’avait statué que sur une soixantaine de dossiers sur les 189 reçus. Bilan : une quinzaine de candidats repêchés, de nombreuses requêtes jugées irrecevables et quelques surprises.

C’est fini pour le député MLC Fidèle Babala, écarté tout comme Jean-Pierre Bemba à cause de sa condamnation pour subornation de témoin. Mais aussi le rejet de Tharcisse Loseke, ex-président de la branche de l’UDPS dirigée par le premier ministre Bruno Tshibala, pour défaut de nationalité congolaise. Il figurait pourtant sur la liste provisoire des candidats validés par le Céni.

Parmi les repêchés en revanche on trouve deux anciens gouverneurs Alex Kande dans le Kasaï Central et Jean-Claude Bahende pour l’Equateur, ainsi que Henriette Wamu, alliée à l’UDPS. Elle faisait partie des 13 personnalités recalées par la Ceni pour défaut de nationalité. On ne sait pas encore ce qui a motivé ces décisions de la cour.

Le temps presse et les juges ne prononcent que les décisions finales, sans revenir sur le fond. Parmi les décisions notables attendues, toujours sur cette question de nationalité, il y a le cas du ministre du Travail Lambert Mutaku Memas.

Mais il n’y a pas que des recours pour réclamer que des candidats soient repêchés, il y a aussi des requêtes pour solliciter l’invalidation de candidats qui ont été acceptés par la commission électorale. Le parti Palu a par exemple engagé des procédures contre 21 de ses anciens cadres à qui elle reproche d’avoir postulé pour d’autres formations que le Palu sans avoir formellement démissionné ; seize qui ont rejoint le parti d’Adolphe Muzito écarté de la présidentielle pour cette même raison.

Aux autres, on reproche d’avoir au contraire postulé pour des formations ayant adhéré à la charte du front commun de Joseph Kabila.

La Cour Constitutionnelle doit poursuivre ses délibérations ce mercredi.

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