Présidentielle Malgache: Hery Rajaonarimampianina, un candidat comme les autres

Hery Rajaonarimampianina a donné sa démission de la présidence, vendredi 7 septembre au palais présidentiel d'Iavoloha.
© RIJASOLO / AFP

C'est un candidat à l'élection présidentielle, désormais presque comme les autres. Hery Rajaonarimampianina, candidat à sa propre succession, a démissionné ce vendredi 7 septembre de ses fonctions de président de la République, conformément à la Constitution de son pays. Depuis 4 jours, l'ex-chef d'Etat s'est fait très discret. « Il est très occupé », explique son entourage.

Ses conseillers politiques, d'habitude si prolixes, invoquent aujourd'hui le droit au secret. Il n'y a que son directeur de cabinet, Eric Randrasana, qui se permet de distiller quelques informations. « Depuis trois jours, explique-t-il, Hery Rajaonarimampianina est très occupé à déménager ses affaires personnelles et professionnelles du palais présidentiel. Même si rien n'est inscrit à ce sujet dans la Constitution, il estime qu'il n'a pas à rester dans ses appartements de fonction ».

Un homme presque comme tout le monde. C'est en tout cas l'image que souhaite véhiculer son proche collaborateur. « Dimanche, le candidat Hery s'est rendu à une émission de radio, sans cortège ni sirène », insiste-t-il.

Cependant, l'ex-président n'a pas encore tout à fait raccroché les crampons. Ce lundi, il rencontrait le haut représentant de l'Union africaine, Ramtane Lamamra. Avant de retrouver le président intérimaire Rivo Rakotovao, pour discuter de la passation de pouvoir entre les deux hommes et de la forme que devrait prendre la cérémonie. « C'est une situation inédite », souligne Eric Randrasana, « qui soulève beaucoup de questionnements. Que peut-on faire et que ne peut-on pas faire ? Toutes les réponses ne sont pas inscrites dans la Constitution ».

Par ailleurs, le candidat plancherait également sur son équipe de campagne, pas encore définie. Tout comme sur le circuit à effectuer à travers l'île pour rencontrer l'électorat. Enfin, en tant que candidat, il devrait être attentif au verdict donné tout à l'heure par le Conseil d'Etat au sujet de possibles irrégularités dans la publication du décret de convocation des électeurs. Une décision qui pourrait remettre en cause le calendrier électoral.

Il est probable également qu'il prépare une défense au sujet de l'affaire qui a étrangement refait surface deux jours après sa démission : celle d'une fusillade dans une mine dans laquelle son fils est directement mis en cause.

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