Madagascar: Rajaonarimampianina passe le relais au président par intérim

Le président malgache Hery Rajaonarimampianina avait annoncé, vendredi 7 septembre, qu’il quittait ses fonctions pour se conformer à la Constitution.
© RIJASOLO / AFP

« Une page de l’histoire se tourne ». En fin de matinée ce mercredi 12 septembre à Madagascar, une cérémonie de passation de service a eu lieu entre l’ex-président de la République – candidat à sa succession et contraint à la démission par la Constitution – et le président par intérim. Une cérémonie au palais d’Etat, devant le gouvernement et le corps diplomatique réunis, sous forme de bilan pour l’un et de feuille de route pour l’autre. Les deux hommes se sont chacun, à maintes reprises, félicités de manière fort appuyée d’avoir respecté à la lettre les dispositions de la Constitution.

Une première à Madagascar, une première mondiale. Hery Rajaonarimampianina, le président sortant, a évidemment mis l’accent sur cette particularité de la Constitution qui l’a obligé à démissionner, pointant du doigt au passage une contradiction du texte : d’un côté, un mandat prévu pour 5 ans, de l’autre, une disposition spéciale qui écourte ce mandat. Il a aussi fait état du chemin parcouru depuis le 25 janvier 2014, date de sa prise de fonction.

« Madagascar était un pays sanctionné. Diplomatiquement, économiquement, financièrement. La situation était dramatique. Mais aujourd’hui, je le dis avec humilité et modestie, le président laisse les clés d’un pays qui est en train de se relever et qui est dans une trajectoire de développement, a-t-il défendu. Au peuple malgache je voudrais dire […] qu’il soit vigilant, qu’il soit responsable pour apprécier ce qui est bien et dénoncer ce qui ne va pas devant toutes les échéances électorales à venir. »

Il a ensuite encouragé son successeur et homme de confiance, Rivo Rakotovao, pour mener à bien sa mission, avant de lui céder la parole.

« Nous sommes confrontés à une situation inédite, pour n’évoquer que ces attributions présidentielles courantes, qui m’incombent désormais et dont il a fallu s’enquérir d’un avis de la HCC faute de précisions au sein de la loi fondamentale. Certes, la Cour a émis son avis presque instantanément et de manière suffisamment précise. Cela est tout à son honneur. Force nous est cependant de reconnaître que tout ne peut être dit de manière exhaustive, au détour d’un avis. Face à cela, le bon sens doit être le recours. »

Le président par intérim donne le ton. Ses pouvoirs sont réduits certes, mais hors de question d’être un président transparent. Un message destiné directement à son exécutif et la HCC.

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