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RCA

[Reportage] En RCA, déposer les armes pour avoir un métier

Vue aérienne de la ville de Bangui en République Centrafricaine.
© DR

A Bangui, mercredi 12 septembre a débuté la troisième phase du programme de réduction des violences communautaires (CVR). L'objectif est de former 1 100 jeunes à travers 5 quartiers de Bangui. Les enregistrements des bénéficiaires ont débuté. Ils feront une formation professionnelle et génératrice de revenus (mécanique, plomberie, menuiserie, etc.), auront un kit professionnel et seront suivis dans le lancement de leur activité. Et pour la première fois, le CVR est accompagné d'un appel à la collecte volontaire des armes des civils. Reportage à la mairie du 5e arrondissement.

« J'ai déposé deux grenades et 50 munitions. » Vous aviez ces armes chez vous ? « Oui chez moi, comme il y a l'insécurité ça nous permettait de nous protéger avec. » Et pourquoi aujourd'hui vous décidez de les déposer ? « Parce qu'on veut la paix, c'est pour cela qu'on est venu déposer ça. »

Un à un, les bénéficiaires du CVR sont venus déposer leurs armes et munitions. « Le but de ce projet, c'est la réduction de la violence communautaire, donc je suis obligé de déposer. Après ça, il y aura des formations pour avoir un métier dans la vie et travailler. » Vous espérez faire quoi comme métier ? « Devenir électricien ! »

En tout ce sont 24 grenades, plus de 800 cartouches de AK 47 mais aussi des armes artisanales, 3 MAS 36 ou encore des munitions de gros calibres qui ont été récoltées.

« On le voit qu'il y a vraiment besoin d'un travail de sensibilisation dans cet arrondissement pour que les gens comprennent qu'une arme n'est pas faite pour rester dans une maison, les explosifs ne sont pas faits pour rester dans une maison familiale, témoigne Jean-Pierre Betindji, le secrétaire exécutif de la commission nationale de lutte contre la prolifération des armes légères et de petits calibres. C'est encourageant parce que pour le début il y a toujours des réticences donc pour nous c'est déjà un geste encourageant, on pense que le message va circuler dans le quartier et on espère que dans les jours à venir, les remises seront plus importantes que celles d'aujourd'hui. »

L'objectif principal est de former ces jeunes à des métiers pratiques et les accompagner dans des activités génératrices de revenus. Mais aussi en profiter pour récupérer un maximum d'armes qui circulent dans les quartiers et qui participent à l'insécurité et aux violences.

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