Bénin: des syndicats manifestent contre plusieurs réformes du gouvernement

Dans les rues de Cotonou, le 13 septembre 2018, la Confédération des syndicats du Bénin CSTB et l'Union nationale des syndicats du Bénin UNSTB protestaient contre plusieurs réformes engagées par le gouvernement et le président Patrice Talon.
© Yanick Folly / AFP

Au Bénin, deux centrales syndicales, la Confédération des syndicats du Bénin CSTB et l'Union nationale des syndicats du Bénin UNSTB, étaient dans les rues de Cotonou jeudi avec leurs militants pour protester contre plusieurs réformes engagées par le gouvernement et le président Patrice Talon. Les deux centrales organisatrices de la marche sont les noyaux durs de la contestation sociale. Leurs militants viennent du privé et du public. Et hier matin, ils ont répondu à l'appel de leurs leaders. Il n'y a pas eu d'incident. Reportage à Cotonou.

Banderoles et sono mobile installées à bord d'un modeste véhicule bâché en début de cortège, la marche s'ébranle de la Bourse du travail pour la place l'Etoile rouge. Les manifestants chantent, agitent des branchages et scandent des slogans hostiles au pouvoir. Ils n'épargnent personne. A chacun son slogan.

Après une heure de marche, le cortège très bruyant arrive à destination. La police est présente. Pour Nagnimi Kassa Mampo, l’un des leaders du mouvement, secrétaire général de la CSTB, les motifs de la grogne sont nombreux : « Nous manifestons contre le retrait du droit de grève, du code électoral, la loi sur l'embauche qui fait qu’aujourd'hui un travail dans le secteur privé ne peut plus avoir un contrat à durée indéterminée. Nous manifestons contre la nouvelle charte des partis, il faut des milliers de gens pour créer un parti politique. Si vous êtes pauvre, vous ne pouvez plus créer de parti. »

Les syndicats dénoncent dans la foulée des mutations punitives. Alors Rodolphe Sagnaka, leader de la Fédération des syndicats de l'éducation, raconte à la foule son histoire. « Moi qui vous parle j'ai été muté avec mes camarades et envoyé à plus de 100 km contre les textes. Notre seul crime est d'avoir fait une grève. Cela ne doit pas nous arrêter. »

La marche s'achève dans le calme. Pendant ce temps,  le gouvernement négociait avec 5 autres centrales des accords pour une rentrée scolaire et universitaire apaisée.

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