Côte d’Ivoire: charge de la jeunesse du PDCI contre la Commission électorale

Le président du PDCI, Henri Konan Bédié, et le secrétaire exécutif du parti, Maurice Kacou Guikahue, le 17 juin 2018 à Abidjan. (Image d'illustration)
© SIA KAMBOU / AFP

Le torchon continue de se consumer lentement entre les ex-alliés politiques de la majorité présidentielle ivoirienne. Tandis que le parti RHDP, mené par le RDR d'Alassane Ouattara, affirme que les élections locales du 13 octobre se passeront avec l'actuelle Commission électorale indépendante pour la superviser. Le PDCI d'Henri Kona Bédié réclame comme l'ensemble de l'opposition la refonte de la CEI avant ce scrutin. Ce jeudi, ce sont les jeunes PDCI qui en ont fait leur mot d'ordre.

Pour les jeunes du PDCI, le parti est prêt à aller aux élections, mais pas dans n’importe quelle condition. Et si cette position est l'antichambre de ce que pense la direction nationale du parti, la hache de guerre est définitivement déterrée entre le parti de Henri Konan Bédié et l'union de la majorité conduite par Ouattara à propos de la réforme de la Commission électorale indépendante.

« Nous disons que ces élections n’auront pas lieu et ne doivent pas avoir lieu, déclare, en effet, Valentin Kouassi, président de la jeunesse urbaine PDCI. Les dirigeants n’ont pas intérêt à ce qu’il y ait des troubles dans le pays. Ils sont garants de la stabilité de la nation. Et donc quand on doit engager quelque chose et que le peuple n’est pas en phase, vous devez avoir une oreille attentive. Nous n’allons pas nous arrêter à une conférence de presse. Nous allons utiliser d’autres moyens, tels que les sit-in, les marches s’il en faut pour que notre message passe. Et nous leur demandons d’avoir la sagesse, de penser que la vie des Ivoiriens dépend de leurs agissements et de prendre la bonne décision. Et la bonne décision, c’est de reporter les élections et réformer la CEI ».

Seul hic dans ce discours va-t-en-guerre, si la Commission électorale indépendante actuelle est insupportable aux yeux du PDCI, alors pourquoi ne pas en retirer ses propres membres pour rendre l'institution inopérante ? A cette question, le jeune tribun est resté assez silencieux.

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