Procès du coup d'Etat de 2015 au Burkina: le capitaine Zoumbri minimise son rôle

Les généraux Gilbert Diendéré et Djibrill Bassolé, cerveaux présumés du coup d'État manqué de 2015.
© AFP/Ahmed Ouoba

Le procès du coup d'Etat manqué suit son cours au Burkina Faso. Hier lundi était à la barre, le capitaine Oussène Zoumbri, commandant de la compagnie d'appui et de service. Il l'était l'officier d'intervention du régiment de sécurité présidentielle durant la période du coup d'Etat manqué de 2015. Accusé de complicité d'attentat à la sûreté de l'Etat, de meurtres et coups et blessures, l'officier de l'ex-régiment de Sécurité rejette les faits qui lui sont reprochés. Selon lui, le coup d'Etat et les actes subis par les populations sont l'oeuvres de soldats incontrôlés, protégés par certains officiers supérieurs de l'armée burkinabè.

Devant le tribunal, le capitaine Oussène Zoumbri a cherché à minimiser son rôle dans le coup d'Etat de septembre 2015 et même à se présenter comme l'un de ceux qui ont fait rentrer les mutins au camp. «Si on n'avait pas pas vite pris les choses en main, dit-il, c'était la catastrophe !»

Oussène Zoumbri a également soutenu qu'il n'avait pas perçu qu'il s'agissait d'un coup d'Etat. « C'est dans le bureau du chef de corps que j'ai vu la copie de la proclamation du conseil national pour la démocratie », soutient-il. Et il ajoute avoir aperçu également plusieurs personnalités civiles sur place.

Face aux questions persistantes du parquet, à savoir qui étaient les auteurs et commanditaires du coup d'Etat, l'officier explique que le coup était l'oeuvre de soldats incontrôlés. « Tous nos chefs militaires savaient qui étaient ces brebis galeuses, mais personne n'a pris ses responsabilités en son temps », martèle-t-il.

Alors le procureur revient à la charge. « Est-ce le général Dienderé qui protégeait ces éléments incontrôlés que vous appelez 'brebis galeuses' ? » « Je ne sais vraiment pas, mais j'avais attiré l'attention de mon supérieur sur leurs agissements », répond- il.

Le capitaine Oussene Zoumbri affirme avoir fait l'objet de menaces par certains soldats pendant le coup d'Etat et le démantèlement du régiment.

à (re)lire: Burkina Faso: ouverture du procès du coup d’Etat manqué de 2015

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