Ouganda: l’opposant Bobi Wine annonce son retour

L'opposant et chanteur ougandais Bobi Wine.
© Isaac Kasamani/AFP

L'opposant ougandais Bobi Wine annonce son retour à Kampala pour demain, jeudi. Le chanteur et député était parti se faire soigner aux Etats-Unis début septembre après sa sortie de prison. Une détention durant laquelle il affirme avoir subi des tortures.

Après deux semaines de soins aux Etats-Unis, l’opposant Bobi Wine affirme se porter mieux.

« J’ai besoin d’une canne pour me déplacer. Je marche toujours avec beaucoup de difficulté. Mais j’ai bon espoir de pouvoir marcher de nouveau normalement d’ici une bonne semaine. »

Bobi Wine avait été inculpé en Ouganda à la suite d'un incident à Arua le 14 août dernier. Incident au cours duquel des pierres avaient été jetées sur le convoi du président Yoweri Museveni. Le député avait ensuite été arrêté.  L’opposant affirme avoir été brutalisé lors de sa détention provisoire.

J'ai été traité de manière inhumaine. On m'a battu. On m'a attaché les deux mains et les deux pieds. J'ai subi des tortures pour avoir dit la vérité. L'Ouganda est une dictature. C'est une véritable dictature militaire, qui en apparence, semble fonctionner comme une démocratie. Mais en Ouganda, on ne respecte pas les droits de l'homme. Des personnes sont tuées. On brutalise femmes et enfants sans raison. Récemment, l'armée a massacré des centaines de personnes, principalement des femmes et des enfants. On ne peut pas parler de démocratie dans un pays qui ne respecte pas la liberté d'expression. Nous avons été attaqués par l'armée alors que nous étions au Parlement. Ils nous ont tabassés.
Bobi Wine, chanteur et député de l'opposition en Ouganda
19-09-2018 - Par RFI

Malgré cela et l'inculpation pour trahison qui pèsent contre lui, Bobi Wine affiche une certaine sérénité sur son retour à Kampala.

Sur les réseaux sociaux, l’opposant annonce qu'il sera reçu à l'aéroport par ses proches. Il compte ensuite aller au chevet de sa grand-mère malade, pour ensuite se rendre dans son village natal de Magere.

Dans un communiqué, le porte-parole de la police précise que le député bénéficiera d'une escorte pour assurer sa sécurité de l'aéroport jusqu'à son domicile. La police est stricte sur un point : aucun rassemblement populaire ne sera toléré. Seule sa famille est habilitée à l’accueillir à l'aéroport.

Republier ce contenu

Vous êtes libres de republier gratuitement cet article sur votre site internet. Nous vous demandons de suivre ces Règles de base

Le Partenaire s'engage à ne pas porter atteinte au droit moral des journalistes. A ce titre, le Contenu devra être reproduit et représenté par le Partenaire tel qu'il a été mis à disposition par RFI, sans modifications, coupures, ajouts, incrustations, altérations, réductions ou insertions

Ajoutez cet article à votre site Web en copiant le code ci-dessous.