Deux semaines de grève à l'Agence de presse sénégalaise, en grande difficulté

Pour faire passer leurs messages de grèves, les salariés de l'Agence de presse sénégalaise n'ont pas hésité à installer des banderoles sur leurs locaux.
© ©RFI/Guillaume Thibault

Au Dakar, l'Agence de presse sénégalaise est toujours à l'arrêt. La grève, entamée le 6 septembre, a été reconduite mercredi 19 septembre pour 48 heures. Pas de moyens, salaires versés en retard, décisions du président Macky Sall toujours pas appliquées par le gouvernement… Les raisons de la colère sont multiples et les conditions de travail bien compliquées.

Troisième et quatrième étage de la Maison de la presse. L'Agence de presse sénégalaise (APS) est bien logée avec vue sur mer, mais menacée d'expulsion en raison de loyers impayés.

Pour les journalistes comme Adama Diouf Ly, le quotidien rime avec débrouille. « Il n’y a pas de renouvellement du matériel, les machines sont vraiment obsolètes », explique-t-elle. Dans la rédaction, même les lignes des téléphones fixes ont été coupées.

La raison principale de cette grève : les actes pris par le président Macky Sall en janvier pour venir en aide à l’APS en difficulté, mais que le gouvernent n'a toujours pas mis en route, explique Bamba Kasse, membre du Syndicat national des professionnels de l'information et de la communication (Synpics) : « Certains qui se trouvent dans la chaîne de décisions pensent peut-être nous punir de notre refus de nous aligner, affirme-t-il. Le travail journalistique doit rester le même. »

A la présidence, on indique que Macky Sall a bien été informé des lenteurs et que les choses devraient rentrer dans l'ordre rapidement. Une aide attendue par l'un des anciens de l'Agence de presse sénégalaise, Papa Arouna Paye. « Tous les bureaux sont occupés, je n’ai pas de bureau, déplore-t-il. Nous vivons un drame ! Il faut qu’on nous aide. »

Habituellement ouverts au dialogue, les journalistes ont cette fois décidé de mener leur combat jusqu'au bout. Selon Bamba Kasse : « Ça passe définitivement ou ça casse ».

Republier ce contenu

Vous êtes libres de republier gratuitement cet article sur votre site internet. Nous vous demandons de suivre ces Règles de base

Le Partenaire s'engage à ne pas porter atteinte au droit moral des journalistes. A ce titre, le Contenu devra être reproduit et représenté par le Partenaire tel qu'il a été mis à disposition par RFI, sans modifications, coupures, ajouts, incrustations, altérations, réductions ou insertions

Ajoutez cet article à votre site Web en copiant le code ci-dessous.