Présidentielle au Cameroun: parole du candidat Ndifor Afanwi Franklin

Ndifor Afanwi Franklin.
© DR

C’est dans son église pentecôtiste du quartier Bonaberi, à Douala, qu’il a annoncé avoir reçu un appel de Dieu pour cette échéance présidentielle. Ndifor Afanwi Franklin est âgé de 39 ans et ne possède aucune expérience en politique, mais il n’a aucun doute quant à sa victoire. Ses supporters y croient aussi puisqu’ils ont fait le déplacement jusqu’à Yaoundé, la capitale, pour assister à l’annonce des candidatures retenues et acclamer leur guide. Le pasteur du Kingship International Ministry considère que la politique est la cause des maux du Cameroun et se dit prêt à « délivrer le pays ». Il est l’invité de Christophe Boisbouvier.

RFI : Vous êtes un pasteur, un religieux. Pourquoi vous lancez vous dans la politique ?

Ndifor Afanwi Franklin : Premièrement, ce n’est pas moi qui me lance dans la politique, c’est Dieu qui m’a envoyé pour venir en aide à cette population camerounaise. Vu qu’il y a beaucoup de problèmes au Cameroun, les gens souffrent. Donc Dieu m’a envoyé pour venir en aide à cette population camerounaise qui souffre à l’instant.

Quel est à vos yeux le principal problème dans votre pays ?

Premièrement, il y a le chômage et il y a aussi la question de l’éducation qui n’est pas vraiment standard.

Et que faire contre la corruption ?

J’ai fait de l’ingénierie avant d’être un homme de Dieu, et l’on va installer un système de digitalisation au Cameroun. Cela va vraiment digitaliser tout le système financier au Cameroun afin de traquer toutes les transactions financières au Cameroun.

Est-ce que Paul Biya a été un bon président ou un mauvais président ?

Je peux dire en tant qu’homme de Dieu que tout le monde fait des erreurs. Paul Biya a fait son tour, il a fait sa gestion. Ça peut arriver qu’à un niveau donné, ça n’a pas vraiment été au goût des Camerounais, mais je vais vous dire, son entourage c’est un problème.

Et vous qui êtes né dans le nord-ouest anglophone. Est-ce que vous pensez que Paul Biya gère bien ou mal la crise dans l’Ouest anglophone ?

Moi par exemple, dès que cette crise-là a commencé, je pense qu’en tant que président, il fallait se déplacer, il fallait causer avec la population. Donc il aurait mieux géré la situation s’il s’était déplacé pour aller là-bas. Il pouvait gérer autrement, c’est ce que je pense.

Et quelle est la solution pour mettre fin à la crise ?

Les gens, ils ont commencé à se plaindre d’un certain niveau de vie qui n’est pas au standard, du système d’éducation, des routes, des infrastructures. Parce que les impôts qui sont payés là-bas sortent de la région et ne reviennent pas pour leur donner la vie qu’il faut. C’est ça.

Vous êtes pour l’Etat unitaire ou pour le fédéralisme ?

Je suis pour l’Etat fédéraliste parce que l’Etat unitaire n’a pas vraiment satisfait les Camerounais. Pas seulement le côté anglophone, mais presque toutes les parties du pays. Parce que l’administration n’a pas été proche des Camerounais.

Il y a déjà beaucoup de candidats dans l’opposition. En ajoutant votre candidature, est-ce que vous n’affaiblissez pas un petit peu plus cette opposition ?

Je veux déjà vous dire que cette opposition, les gens n’ont pas vraiment confiance en elle. Parce que ça a été des menteurs, des gens qui ont vraiment menti au Cameroun. Il y a des opposants qui ont fait une trentaine d’années et qui n’ont rien apporté. Donc les gens en ont marre. Ils sont vraiment de mon côté. J’ai même des images où je fais mes sorties et où il y a toute une foule qui est sortie et qui veut vraiment quelqu’un qui dit vérité pour vraiment apporter le changement que les Camerounais attendent.

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