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RDC ONU

RDC: L’ONU inquiète face à l’augmentation des violations des droits de l’homme

Un policier à Kinshasa, en RDC, le 25 février 2018.
© REUTERS/Goran Tomasevic

Le départ annoncé de Joseph Kabila du pouvoir n’a pas réduit le volume des violations des droits humains commises en RDC. C’est en tout cas ce que dit le Bureau conjoint des Nations unies aux droits de l’homme. Il a dévoilé ce mercredi son rapport et ses statistiques pour le mois d’août. A moins de cent jours des élections, la Mission de l'ONU en RDC, la Monusco, se dit très inquiète.

Intimidations, arrestations arbitraires, meurtres : 66% de toutes les violations de droits de l’homme commises dans le pays au moins d'août sont attribués aux forces de l’ordre. C'est deux fois plus qu'en juillet. Notamment à cause d'une hausse des violations à caractère politique que ce soit des menaces, des interpellations, ou la répression de manifestation par exemple. C'est la police qui est pointée du doigt et ce sont les membres des partis politiques qui en sont les plus victimes.

Autre chiffre préoccupant pour l'ONU, depuis la désignation d’un dauphin de Joseph Kabila début août, le Bureau des Nations unies a enregistré un nombre élevé de menaces verbales ou physiques. Plus d'un cas tous les deux jours. Une quarantaine de personnalités sensibles ont vu leur sécurité. Parmi elles : 29 défenseurs des droits de l’homme, 10 témoins dans des affaires de violences et même un journaliste.

Le Bureau conjoint des Nations unies aux droits de l’homme se dit également inquiet par le nombre d’exécutions extrajudiciaires et sommaires dans le pays. En moyenne, une personne tuée par jour par les forces de l’ordre, le double par des groupes armés. Dans l'Est, les FDLR et Maï-Maï Mazembe restent les groupes principalement pointés pour le Nord-Kivu, les FRPI en Ituri et des factions de Raiya Mutomboki au Sud-Kivu.

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