Mali: les 58 ans de l’indépendance et l'investiture d’IBK fêtés en grande pompe

Le président malien sortant, Ibrahim Boubacar Keïta (IBK), le 27 juillet 2018 lors d'un meeting de campagne à Bamako, la capitale (photo d'illustration).
© ISSOUF SANOGO / AFP

Plusieurs chefs d’Etat africains dont le Guinéen Alpha Condé, mais aussi le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, sont à Bamako samedi 21 septembre, pour une double célébration.

Grandiose cérémonie sur l’imposante avenue du Mali dans le quartier huppé de Bamako. Des milliers de civils sont présents pour la cérémonie festive d’investiture du président Ibrahim Boubacar Keïta et de l’an 58 de l’indépendance du Mali. Dans le ciel, on aperçoit un avion de combat. Tout de blanc vêtu, le président malien arrive sur les lieux à bord de son « Command car ».

Les honneurs, la musique militaire, IBK se dirige vers la tribune chichement aménagée. Il rejoint la dizaine de chefs d’Etat présents. Parmi eux, très applaudis, le Tchadien Idriss Déby ou encore l’Ivoirien Alassane Ouattara.

IBK remercie l’aide des pays amis face à la situation sécuritaire, mais décoche tout de suite une flèche : « Nous sommes tristes de voir que certains de nos partenaires cherchent à marchander leur soutien », affirme-t-il, avant d’annoncer qu'en 2018, « 22 % du budget national sera consacré à l’armée », dont il félicite la montée en puissance.

Son discours glisse ensuite sur le terrain politique. Sans nommément le citer, il s’adresse notamment à l’opposant Somaïla Cissé : « J’aurai souhaité que les résultats de la présidentielle soient acceptés par tous ». Néanmoins, il ajoute que sa main reste tendue.

En tant que président de la République du Mali, donc président de toutes les Maliennes, de tous les Maliens, je remplirai mon devoir qui est de rassembler et de fédérer. J’ai une obligation d’écoute et j’assume la mission de restaurer les voies du dialogue.
Ibrahim Boubacar Keïta, le samedi 22 septembre
22-09-2018

Ensuite, place au défilé. Sont présentes les troupes maliennes, mais également celles de sept pays africains, dont les voisins et le Tchad. Ces derniers ont véritablement soulevé le cœur du public.


Analyse

IBK a annoncé que 22 % du budget serait cette année consacré à l’armée. Un chiffre très important. Comment l'analyser ? Réponse de Baba Dakono, chercheur à l’Institut d’études de sécurité basé à Bamako.

C'est un choix politique qui repose sur une pensée populaire...
Baba Dakono
23-09-2018 - Par Pierre Firtion

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