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Swaziland

Ex-Swaziland: des élections sous étroit contrôle royal

Vue de Mbabane, capitale de l'ex-Swaziland, centre administratif et commercial situé dans la partie occidentale du pays.
© Getty Images/ Richard I'Anson

Des élections ont eu lieu, vendredi 21 septembre, dans le royaume d’eSwatini, l’ancien Swaziland. La population était appelée aux urnes pour élire une partie des membres du Parlement. Mais le scrutin n'a soulevé que bien peu d’enthousiasme dans ce petit royaume, coincé entre l’Afrique du Sud et le Mozambique. Dans l’une des dernières monarchies absolues au monde, le jeu politique est verrouillé, totalement soumis au pouvoir du roi Mswati III.

Dans le royaume d’eSwatini, les partis politiques ne sont plus interdits depuis 2005, mais ils ne peuvent toujours pas participer aux élections. Les candidats se présentent donc à titre personnel avec une marge de manœuvre qui est très réduite : la campagne électorale se limite à deux semaines, et les rassemblements sont prohibés.

Le roi verrouille tout

Le système politique de ce pays est de toute façon entièrement contrôlé par le roi Mswati III qui peut dissoudre le Parlement ou déclarer l’état d’urgence quand bon lui semble. Et si la population peut élire 59 de ses députés, dix autres seront ensuite nommés par le monarque, qui choisit également son Premier Ministre et son gouvernement. Quant au Sénat, dix de ses membres sont élus par les députés et vingt autres sont désignés directement par Mswati III qui contrôle aussi le pouvoir judiciaire.

Appels au boycott

Dans ce contexte, certains partis ont appelé au boycott de ces élections alors qu’Amnesty International demande au futur gouvernement d’eSwatini de « mettre fin aux violations des droits de l’homme » dans le pays où la presse est étroitement contrôlée et les opposants politiques régulièrement persécutés.

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