Mali/Sahel: un réunion avec IBK pour convaincre les partenaires

Le président malien Ibrahim Boubacar Keïta (IBK), le 24 septembre 2018 à la tribune de l'Assemblée générale de l'ONU, à New York.
© Don EMMERT / AFP

Comme tous les ans, en marge de l'Assemblée générale des Nations unies, le secrétaire général António Guterres a organisé une réunion de haut niveau sur la situation au Mali et dans le Sahel, mercredi 26 septembre 2018. Objectif : faire le point sur la situation dans cette région meurtrie par des attaques terroristes. Pour l'ONU, l'UA et l'UE, il s'agit de mobiliser les partenaires de la Force conjointe transfrontalière du G5 Sahel, au-delà des déclarations de bonnes intentions.

Etaient notamment présents à la réunion du 26 septembre à New York autour de M. Guterres : la chef de la diplomatie européenne Federica Mogherini, le président de la Commission de l'Union africaine Moussa Faki, ou encore le président du Mali, Ibrahim Boubacar Keïta, seul chef d'Etat du G5 Sahel autour de la table, tandis que les autres pays étaient représentés au niveau ministériel.

En guise d’introduction : un mot du secrétaire général, qui s’est très vite éclipsé. Il faut, pour le G5 Sahel, « un mandat robuste et un financement pérenne », a martelé António Guterres après une minute de silence à la mémoire des nombreux casques bleus tombés au Mali. Un financement pour la force, mais aussi pour les projets de développement, seuls capables, selon plusieurs participants, de régler les causes profondes du développement de l’insécurité et du terrorisme au Sahel.

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Ce type de réunions à l'ONU sur le G5 Sahel se tient tous les ans, a rappelé le chef de l'Etat malien IBK lors du rendez-vous. Mais les discours alarmistes qui ont été tenus mercredi à New York l'ont été à dessein. Car le président de la Commission de l’Union africaine, Moussa Faki, estime qu’un échec au Sahel « aura des conséquences bien au-delà ». C’est une « priorité absolue » pour l'Union européenne, a aussi assuré la chef de la diplomatie européenne.

Fraîchement réélu pour un second mandat, le président Ibrahim Boubacar Keïta a présenté son pays comme une « zone tampon », et le ministre burkinabè des Affaires étrangères a parlé du sien comme d’un « verrou ». Quant au ministre tchadien, il a insisté sur l’urgence de régler le problème libyen : « Les armes passent par la Libye, le trafic de drogue passe par la Libye », a-t-il rappelé.

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Le tout devant une salle à moitié remplie avec des représentants de pays et d’organisations partenaires qui ont tour à tour pris la parole sur la question de la sécurité au Sahel. « Mais ils sont où, les autres présidents du G5 ? », s’interrogeait un observateur. « Pourquoi ne sont-ils pas tous là pour faire ce plaidoyer ? C’est quand même le moment ou jamais », s'est-il énervé.

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