RDC-Belgique: à l'ONU, c'est l'heure de la désescalade

Le président congolais Joseph Kabila à la tribune de l'ONU, le 25 septembre 2018 (image d'illustration).
© REUTERS/Eduardo Munoz

Les deux pays étaient à couteaux tirés depuis plus d’un an. Le président Joseph Kabila a reçu le Premier ministre belge Charles Michel, ce vendredi 28 septembre, à New York, en marge de l’assemblée générale des Nations unies. Un entretien de près de deux heures, d’abord dans un format élargi, puis en tête à tête. Alors que depuis plusieurs mois, les deux pays avaient rappelé leur ambassadeur, la Belgique apparaissait, avec les Etats-Unis, comme ayant l’une des lignes les plus dures à l’égard du régime de Joseph Kabila, critiquant très ouvertement les atteintes à l’espace démocratique. Le gouvernement congolais, de son côté, avait dénoncé des ingérences de certaines autorités belges, sans préciser lesquelles et avait pris une série de mesures de rétorsion. Mais, du côté congolais comme du côté belge, on dit aujourd’hui que l’heure est à la désescalade.

Depuis plus d’un an, le gouvernement congolais ne cachait pas son mécontentement à l’égard de la Belgique : suspension de la coopération militaire belge, fermeture du consulat congolais à Anvers, de la maison Schengen gérée par la Belgique (une institution qui délivrait à Kinshasa des visas pour l’espace Schengen) ou encore de l’agence de coopération belge. Et c’est à la demande de la Belgique que cet entretien a eu lieu. Au total, 1h50 de discussions... mais c’est parce qu’il y avait « beaucoup à dire », dit-on du côté de la présidence congolaise.

« Réduire les malentendus »

A l’issue, le Premier ministre belge a jugé l’entretien très positif, qu’il avait permis de « réduire les malentendus » même si, dit encore Charles Michel à l’agence Belga, « cela ne veut pas dire que nous sommes d’accord sur tout ». Le président Kabila et le Premier ministre belge se sont entendus pour ouvrir les canaux diplomatiques. Côté congolais comme côté belge, on dit penser bien sûr à la nomination d’ambassadeurs de part et d’autre, la question de la maison Schengen aurait aussi été abordée.

La question des élections abordée ?

Et même si, côté belge, on assure que, comme lors de la bilatérale entre les deux chefs de la diplomatie mercredi, la question d’élections « ouvertes et inclusives » a été abordée, du côté de la présidence congolaise, on dément vigoureusement. « Ce type de discours n’aurait jamais été accepté, pour nous c’est de l’ingérence dans les affaires intérieures », dit un proche collaborateur de Joseph Kabila.

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