RDC: les opposants affichent leur «pacte» et leur unité

Des supporters de plusieurs candidats de l'opposition se sont rassemblés pour un meeting commun à Kinshasa, ce samedi 29 septembre 2018.
© REUTERS/Kenny Katombe

Des milliers de Congolais se sont rassemblés sur l’esplanade du stade des martyrs à Kinshasa, samedi 29 septembre. Un meeting au cours duquel sept leaders de l’opposition ont posé leurs conditions pour éviter que l'élection du 23 décembre ne soit « une parodie »; et confirmé leur promesse de se mettre d’accord sur un candidat commun.

C’est une démonstration d’unité qu’ont voulu faire les leaders de l’opposition congolaise ce samedi. Ils ont pris la parole à tour de rôle, entre 5 et 10 minutes pour marteler les mêmes idées : rejet du fichier électoral actuel, qui comporte selon eux 10 millions d’électeurs fictifs. Rejet aussi de la machine à voter, qualifiée une fois de plus de machine à voler et même d’outil de sorcellerie par Moïse Katumbi, qui tout comme Jean-Pierre Bemba s’exprimait par vidéo-conférence.

Ces opposants ont, surtout, rappelé leur détermination à se trouver un candidat commun, s’appelant régulièrement « mon camarade » ou encore « mon frère » les uns les autres dans leurs interventions. « Nous avons fait un pacte », a expliqué Felix Tshisekedi. Le pacte « de ne pas trahir le peuple congolais », qui appelle cette unité de ses vœux.

« Sachez qu’à partir d’aujourd’hui, le camarade Jean-Pierre Bemba, le camarade Vital Kamerhe, le camarade Freddy Mautungulu, le camarade Moïse Katumbi, le camarade Adolphe Muzito et Felix Tshisekedi, nous venons de constituer une seule famille. Si vous voulez insulter l’un d’entre nous, il faut nous insulter nous tous. Si vous voulez soutenir l’un d’entre nous, il faut nous soutenir nous tous », a-t-il exhorté.

Le choix du candidat commun encore en suspens

Mais pour connaître le nom de ce candidat, qui doit être désigné, il faudra patienter encore. « Ce n’est pas la priorité », a par exemple expliqué Martin Fayulu, pour qui désigner aujourd’hui un candidat sans avoir fait plier les autorités sur leurs revendications reviendrait à envoyer ce candidat « à l’abattoir ».

D’autres, comme Adolphe Muzito, expliquent qu’il faut d’abord prendre le temps de se mettre d’accord sur un programme commun. Le temps aussi de fédérer leurs électorats respectifs, admet l'ancien Premier ministre. Car leurs électorats, tout en appelant l’unité, voudraient chacun que leur leader soit le candidat désigné et cachent parfois mal une certaine méfiance les uns vis-à-vis des autres.

Republier ce contenu

Vous êtes libres de republier gratuitement cet article sur votre site internet. Nous vous demandons de suivre ces Règles de base

Le Partenaire s'engage à ne pas porter atteinte au droit moral des journalistes. A ce titre, le Contenu devra être reproduit et représenté par le Partenaire tel qu'il a été mis à disposition par RFI, sans modifications, coupures, ajouts, incrustations, altérations, réductions ou insertions

Ajoutez cet article à votre site Web en copiant le code ci-dessous.