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Madagascar

Madagascar se prépare à l’arrivée de la mission d’observation de l'Union européenne

Dans les bureaux de la Mission d'observation électorale de l'Union Européenne, Cristian Preda briefe ses équipes sur le déploiement imminent des observateurs longue durée sur l'île.
© RFI / Sarah Tétaud

A 5 semaines du premier tour de la présidentielle, l'Union Européenne a lancé officiellement sa mission d'observation électorale sur le territoire malgache. Une centaine d'experts du processus électoral, originaires de 25 pays européens, s'apprêtent donc à arpenter et scruter la Grande île. Parmi eux, 40 observateurs « longue durée », qui arrivent dès le 2 octobre.

Comme en 2002 et 2013, l’Union européenne répond à l'invitation du gouvernement à venir observer l'élection présidentielle de 2018. Les observateurs « vont être sur le terrain pour voir comment l'administration gère le processus, comment est-ce qu'on distribue les cartes d'électeurs, comment l'affichage se fait, comment la presse prend en compte les différents discours, comment le débat est organisé », explique Cristian Preda, député au Parlement européen, en charge de la plus grosse mission d'observation internationale pour cette élection présidentielle malgache.

« Ensuite le jour du vote, on va voir si les représentants des candidats -telle que la loi le demande- sont présents, combien d'observateurs nationaux sont là, s'il y a tout le matériel nécessaire pour assurer le secret du vote, s'il y a triche, si l'encre utilisée pour attester qu'un électeur a voté et éviter le vote multiple est véritablement indélébile, si la police est là pour s'assurer que tout se passe dans le calme, donc des aspects très concrets », détaille l’élu.

Leurs yeux seront également rivés sur les étapes de l'après-scrutin : fermeture des bureaux de vote, dépouillement, ou acheminement des quelques 25 000 procès-verbaux jusqu'à la Ceni, l'instance en charge d'annoncer les résultats.

L’Etat malgache a promis aux experts « un accès complet, ouvert à tout aspect et à tout moment du processus électoral ». Les observateurs « iront partout sans prévenir les autorités » et, à la fin, seront « capables de juger si oui ou non les élections ont été libres et correctes ».

Un rapport attendu

Plusieurs candidats, comme Jean-Max Rakotomamonjy, attendent beaucoup de cette mission d'observation. L'ex-Président de l'Assemblée nationale espère qu'elle « osera dénoncer fermement toutes les actions en dehors de la légalité réalisées durant le processus électoral ».

Présenté 48h après la fermeture des urnes, le rapport de l'Union Européenne aura, admet-il, « une influence capitale sur la crédibilité ou non de l'élection ».

Pour rappel, le premier tour du scrutin est prévu le 7 novembre. A cette occasion, l'Union Africaine et, dans une moindre mesure, la SADC et l'OIF, devraient elles aussi envoyer certains de leurs observateurs.

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