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RDC ONU

RDC: montée de tension entre l'ONU et le gouvernement congolais

Patrouille de la Monusco (image d'illustration).
© CC/MONUSCO/Clara Padovan

Alors que les membres du Conseil de sécurité sont attendus cette semaine à Kinshasa, la tension ne semble pas retombée entre l'ONU et le gouvernement congolais. Selon les informations recueillies par RFI, juste avant l'arrivée de Joseph Kabila à New York, du matériel destiné à des contingents de casques bleus a été bloqué par l'administration congolaise. C'est notamment l'arrivée d'un bataillon indonésien dénommé « de déploiement rapide » et du matériel qui lui était destiné qui avait mis le feu aux poudres alors que Kinshasa demande à l'ONU d'établir un plan de retrait définitif de sa mission en RDC.

Avec notre envoyée spéciale à New York, Sonia Rolley

C'est à la veille de l'Assemblée générale des Nations unies que le gouvernement congolais aurait averti l'ONU de son mécontentement, expliquent des sources onusiennes. Un mécontentement motivé par l'arrivée d'armement à destination du nouveau bataillon indonésien dit « de déploiement rapide ». Toujours selon ces sources onusiennes, Kinshasa serait même allé jusqu'à menacer de bloquer l'arrivée de toute la logistique à l'attention de tous les nouveaux contingents de la Monusco.

Déploiement sans concertation

Du côté de l'armée congolaise, on justifie cette décision par le déploiement de ce nouveau bataillon onusien qui se serait fait sans concertation. « L'importation d'armes et de munitions en quantités surrestimées nous préoccupe », dit une source militaire congolaise qui rappelle que le gouvernement n'a aucun regard sur l'entrée et la sortie des armes des casques bleus. « La Monusco ne nous informe même pas sur les quantités d'armes perdues par leurs casques bleus au profit des groupes armés », dénonce encore cette source militaire.

Vent de panique

Un tel blocage a créé un vent de panique au sein du quartier général de l'ONU, alors que le président Joseph Kabila avait enfin accepté de rencontrer le secrétaire général, Antonio Guterres. Et pourtant, pour une source onusienne, c'était simplement une manière pour les autorités congolaises de tester la réaction de la communauté internationale à ce type de mesure de rétorsion. L'incident est clos, promet le gouvernement congolais alors que justement, les membres du conseil de sécurité doivent arriver le 5 octobre en RDC.  Le ministre congolais des Affaires étrangères assurait, hier, mardi 2 octobre, à RFI que ces nouveaux bataillons de la Monusco pourront désormais travailler avec leur équipement.

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