Congo-Brazzaville: bilan de l'opération de désarmement dans le Pool

Congo-Brazzaville, ramassage d'armes à Kinkala dans le Pool, le 4 septembre 2018 (illustration).
© RFI/Loicia Martial

Au Congo-Brazzaville, la Commission ad hoc mixte paritaire (CAMP) chargée de l'application de l'accord de paix dans le département du Pool et qui a supervisé une opération de collecte d'armes dans cette région du sud du Congo, théâtre d'affrontements entre 2016 et 2017, affirme avoir ramassé et détruit un peu plus de 8 000 armes auprès d'ex-combattants ninjas du Pasteur Ntumi. Elle a publié le rapport de son opération ce 5 octobre.

Prévue pour deux semaines, l'opération de collecte d'armes dans le département congolais du Pool aura finalement duré 57 jours pour aboutir aux résultats publiés par Séraphin Ondélé, président de la commission qui l'a supervisée. « Voici les résultats de l'opération de ramassage d'armes : PMAK  [Kalachnikov] : 872 ; Fusils de chasse : 2358 ; FM [fusil mitrailleur]  : 10 ; lance-roquettes : 15. Total armes et explosifs : 8007 », a-t-il déclaré. 

Les autorités du Congo-Brazzaville tablaient sur 3 000 armes de tout calibre au lancement de cette opération qui a également permis d'identifier et de recenser plus de 5 600 ex-combattants dans les centre de collecte.

Signataire de l'accord qui a ramené la paix dans le département du Pool pour le compte de l'ancien chef rebelle Frédéric Bintsatmou, alias pasteur Ntumi, Jean-Gustave Ntondo se dit satisfait de la façon dont l'opération a été menée. « L'opération s'est très bien passée parce que nous avons ramassé suffisamment d'armes, beaucoup plus que ce que nous avons prévu », s'est-il réjoui.

Dix mois après l'accord de paix, le pasteur Ntumi vit toujours retranché dans son fief du Pool. Au sujet du statut de l'ancien chef rebelle, son émissaire assure qu'il fera l'objet de discussions dans un proche avenir. « Son statut n'est pas un problème. Il est prévu qu'il rencontre le ministre de l'Intérieur et tous les problèmes politiques seront réglés au cours de cette rencontre », affirme Jean-Gustave Ntondo.

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