Elections au Gabon: la journée de vote se déroule dans le calme

Un homme s'apprête à voter dans un bureau de vote de Libreville le 6 octobre 2018.
© Joel TATOU / AFP

Plus de 680 000 électeurs gabonais sont appelés aux urnes aujourd’hui pour un premier scrutin. Depuis la réélection contestée d’Ali Bongo en 2016, les élections de ce samedi 6 octobre rassemblent le premier tour des législatives après pas moins de trois reports, ainsi que des municipales et des départementales à un seul tour.

A Libreville, plusieurs bureaux de vote ont ouvert avec beaucoup de retard ce samedi matin. A l’école urbaine du centre, où le président Ali Bongo a voté à midi, il y a eu des bureaux qui ont ouvert à 10h30, alors que les électeurs patientaient depuis 6 heures du matin. Un peu partout, il manquait soit un assesseur ou un représentant de parti politique.

La pluie qui est tombée dans la capitale toute la matinée a considérablement impacté le démarrage des opérations. Tout est véritablement rentré dans l’ordre vers midi.

Les électeurs doivent d’abord voter dans un premier bureau pour le scrutin législatif, ensuite ils doivent entrer dans un autre bureau pour les locales. Le circuit a été maîtrisé dans certains centres de vote. Il a généré une certaine confusion dans d’autres. En tout cas, tout se passe dans le calme. Aucun incident n’a été signalé.

Une fraction de l’opposition appelle au boycott

Dans ces élections, la majorité présidentielle est en face d’une partie de l’opposition. Jean Ping, le chef de l’opposition, a appelé au boycott parce que les élections sont organisées, selon lui, par un pouvoir qui a volé sa victoire en 2016. Le principal enjeu est la conquête de l’Assemblée nationale et du Sénat.

Le pouvoir veut à tout prix conserver sa majorité au Parlement, Ali Bongo pourrait profiter de ce scrutin pour légitimer davantage son pouvoir après sa réélection contestée en 2016. L’opposition, de son côté, veut ravir la majorité au Parlement pour espérer diriger l’administration publique et surtout voter certaines lois qui réduiraient les pouvoirs du chef d’Etat.

L’autre enjeu et c’est peut-être le dernier, c’est la gestion des collectivités locales, c’est-à-dire les mairies et les assemblées départementales. Toutes ces administrations sont aujourd’hui contrôlées par le Parti démocratique gabonais (PDG), au pouvoir.

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