RDC: le Conseil de sécurité appelle au dialogue sur les machines à voter

L'ambassadeur de France au Conseil de sécurité des Nations unies, François Delattre (image d'illustration).
© JUNIOR D.KANNAH / AFP

Le Conseil de sécurité a achevé sa visite à Kinshasa, dimanche 7 octobre. Pendant deux jours, les 15 ambassadeurs ont rencontré Joseph Kabila, les candidats à la présidentielle, mais aussi le président de la Céni. L'objectif : accompagner le processus électoral pour la tenue d'élections crédibles et apaisées le 23 décembre prochain.

Tous les sujets ont été abordés, même les sujets qui fâchent, insistent les membres de la délégation du Conseil de sécurité. Mais le ton, lui, est resté intentionnellement très diplomatique.

Exemple avec la machine à voter qui divise l'opinion congolaise. Face à ce différend majeur sur son maintien ou son abandon, l'ambassadeur de France auprès de l'ONU, François Delattre s'est limité à appeler à la concertation. « Nous avons appelé par le dialogue à trouver les voies d’un consensus le plus large possible permettant de créer les conditions d’élections réellement crédibles et transparentes se déroulant dans un climat apaisé », a expliqué le diplomate français.

Car deux ans après leur dernière visite, l'objectif, concède un diplomate, était « d'éviter la confrontation pour pouvoir continuer à accompagner le processus électoral ».

Kinshasa maintient son refus de l'appui de la Monusco

Ces derniers mois, les rapports entre Joseph Kabila et les Nations unies se sont tendus. Avec entre autres le refus que la mission de l'ONU en RDC apporte un soutien logistique à l'organisation des élections comme le prévoit son mandat. A Kinhsasa, les représentants du Conseil de sécurité ont renouvelé leur offre d'appui financier et logistique. « Nous avons réitéré la disposition de la Monusco à répondre à toute demande de soutien logistique à l'organisation des élections qui serait exprimée par la République démocratique du Congo », a rappelé François Delattre.

Mais là encore, peu de changement : Joseph Kabila a répété son intention de financer ce scrutin sans aide internationale. Un appui logistique de la Monusco reste envisageable, « si nécessaire ». Encore faudrait-il que cette demande ne soit pas formulée trop tard, s'inquiète une source diplomatique.

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