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Libye

Libye: remaniement au sein du cabinet de Fayez al-Sarraj

Fayez al-Sarraj, le chef du gouvernement d'union nationale en Libye, le 20 septembre 2017 à New York.
© Drew Angerer/Getty Images/AFP

En Libye, il y a eu un remaniement au sein du gouvernement d'union nationale. Après un mois de combats à Tripoli, Fayez al-Sarraj, le chef de ce gouvernement soutenu par les Nations unies a nommé trois nouveaux ministres, dimanche 7 octobre, à l'Intérieur, aux Finances, et à l'Economie. Une volonté de mettre l'accent sur la sécurité.

Le ministère de l'Intérieur voit l'arrivée de Fathi Bashagha, un député originaire du grand port de Misrata, le siège de puissantes milices, dont certaines ont pris part aux violences meurtrières dans la région de Tripoli au mois de septembre. Ces affrontements entre factions rivales ont fait des dizaines de morts et forcé des milliers de personnes à quitter leurs habitations.

La proximité du nouveau ministre de l'Intérieur avec certains de ces groupes a pu jouer en sa faveur pour entrer au gouvernement. Il pourrait garantir l'appui de Misrata, alors que Tripoli doit annoncer des mesures pour rétablir le calme.

Une nomination qui pourrait en effet contribuer à stabiliser la situation, selon Ali Bensaâd, professeur des universités à l'Institut français de géopolitique de Paris 8.

Un retour de la ville de Misrata dans les rouages décisionnels de Tripoli ne peut que contribuer à rétablir une situation de stabilité.

Ali Bensaâd, professeur des universités à l'Institut français de géopolitique de Paris 8
08-10-2018 - Par RFI

Outre la sécurité, le gouvernement d'union nationale s'est aussi engagé à mettre en œuvre des réformes économiques. Elles seront désormais dévolues notamment à Faraj Boumtari qui s'installe aux Finances.

Au ministère de l'Economie et de l'industrie arrive Ali Essawi, un ancien du Conseil national de transition, l'autorité politique de l'après-Kadhafi. Il pourra mettre en place le plan de réformes adopté il y a un mois, avec entre autres des taxes sur l'achat de devises étrangères et une révision des subventions gouvernementales aux carburants.

Ce dimanche, la Mission de l'ONU en Libye s'est dite prête « à soutenir les nouveaux ministres dans la mise en œuvre de nouvelles mesures sécuritaires à Tripoli, et dans l'avancement de réformes économiques nécessaires ».

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