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Tchad

Tchad: procès en appel d'un crime sexuel sur une mineure

Palais de justice à Ndjamena, au Tchad. Un policier monte la garde devant une salle d'audience (illustration).
© AFP/Pascal Guyot

Au Tchad ce mercredi s'ouvre le procès en appel de l'époux de la jeune Hawariya. Ce quinquagénaire avait enlevé la jeune femme qui lui était promise depuis ses 9 ans, avant de l'épouser de force à 13 ans. Après avoir été violée et séquestrée, l'adolescente avait finalement réussi à s'échapper et à retourner chez ses parents. En 2016, elle a saisi la justice tchadienne. Mais un an plus tard, son époux n'a pas été reconnu coupable. Il comparaît à nouveau ce mercredi à Njamena.

C'est en 2013. Hawaryia a 11 ans. Haroun Hissein, à qui elle est promise depuis ses 9 ans, l'enlève à la frontière tchado-soudanaise. S'en suivent trois années difficiles où elle dit avoir été séquestrée et torturée pendant plus de quatre mois. Mariée de force, Hawaryia finira malgré tout par s'échapper. En 2016, sa famille porte plainte pour enlèvement de mineure. En août 2017, le verdict tombe : la justice tchadienne estime qu'Haroun Hissein n'est pas coupable.

C'est donc la peur au ventre qu'Hawariya viendra témoigner ce mercredi à la barre du tribunal de Njamena. Lors de précédentes audiences, son époux l'avait menacée. Elle craint aujourd'hui qu'il lui fasse du mal. La jeune fille qui ne va plus à l'école a peu d'espoir de voir la justice tchadienne se ranger de son côté, en raison, dit-elle, de la corruption.

Son affaire met à nouveau en lumière l'impunité dont bénéficient les auteurs de crimes sexuels au Tchad. En 2016, Zouhoura, prénom de cette lycéenne violée collectivement, avait défrayé la chronique en brisant le silence. Ses violeurs avaient été jugés et condamnés à dix ans de travaux forcés. Mais certains n'ont pas été au bout de leur peine.

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