Démission de Nhlanla Nene en Afrique du Sud: d’autres têtes pourraient tomber

Malusi Gigaba, à Prétoria le 4 avril 2017.
© REUTERS/James Oatway

En Afrique du Sud, au lendemain de la démission de l’ex-ministre des Finances Nhlanla Nene, d’autres têtes pourraient tomber. Nene a dû démissionner après avoir admis devant une commission d’enquête sur la corruption avoir pris le thé chez les Gupta. Cette riche famille d’hommes d’affaires – proches de l’ex-président Jacob Zuma - est accusée d'avoir détourné des fonds publics.

L’ex-ministre des Finances aura été le premier à faire les frais de cette commission d’enquête sur la corruption. Mais d’autres têtes pourraient rapidement tomber, estiment plusieurs observateurs politiques. Certains ministres pourraient se voir rattraper par leurs liens avec les Gupta.

En tête, le ministre des Affaires intérieures, Malusi Gigaba, accusé d’avoir aidé à l’attribution de marché public à cette famille d’hommes d’affaires. Ou bien la ministre des Femmes Bathabile Dlamini, accusée de leur avoir fait parvenir  des documents confidentiels du gouvernement. Ces deux ministres sont proches de l’ex-président Jacob Zuma.

Mercredi après-midi, la commission a d’ailleurs suspendu ses auditions jusqu’au mois prochain, et ce alors que 2 témoignages clés étaient attendus, notamment le témoignage de Pravin Gordhan, ex-ministre des Finances, qui a été un des premiers à tirer la sonnette d’alarme, et qui pourrait impliquer directement l’ex-président Jacob Zuma.

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