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Djibouti

Djibouti: les partis illégaux font aussi leur rentrée parlementaire

L'Assemblée nationale de Djibouti.
© CC 3.0/Skilla1st

Après les vacances d’été, les parlementaires djiboutiens viennent d’effectuer leur rentrée au sein d’un Parlement toujours largement dominé par la majorité UMP. L’opposition dite légale, reconnue par le pouvoir, ne dispose que de 8 sièges. Hors de l’institution, de nombreux partis fonctionnant dans l’illégalité ont eux aussi fait leur rentrée politique.

Même s’il n’est pas reconnu, l’ARD d’Aden Mohamed Abdou vient de publier un programme, avec en ligne de mire la présidentielle de 2021. Le mouvement demande une transition jusqu’au scrutin, avec mise en place d’une décentralisation, refonte des listes électorales et réforme des institutions.

L’ARD met aussi en garde le gouvernement contre toute tentative de répression.
Pour Aden Mohamed Abdou, l’opposition doit reformer une coalition. Il parle de rencontres prometteuses avec d’autres partis illégaux. Il reconnaît aussi des contacts avec les rebelles du FRUD armé, notamment en France. « Nous sommes pacifiques, ils ne peuvent pas entrer dans notre coalition. Mais nous pouvons discuter », dit-il.

Abdourahman Mohamed Guelleh reconnaît des entrevues entre partis illégaux, mais pour lui il s’agit surtout de « rencontres fortuites ». Le chef du parti RADDE se dit partisan d’une unité sous condition. « Nous devrons analyser les échecs des coalitions passées. Ensuite, nous verrons si nous avons des objectifs communs. On ne perdra pas notre temps dans des luttes stériles », indique celui qu’on surnomme « TX » avant d’ajouter que sa priorité pour l’instant est de former et mobiliser la base militante.

La majorité, elle, regarde avec dédain. Après avoir lu le programme de l’ARD, Daoud Houmed, représentant de l’UMP en Europe, parle de « gesticulations guignolesques » et dénonce « la logique abracadabrantesque d’une organisation illégale ».

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