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Afrique du Sud

Afrique du Sud: le parti de Julius Malema englué dans une affaire de corruption

Les dirigeants du parti Freedom Fighters Julius Malema (d) et Floyd Shivambu (g), quittent le Parlement, au Cap, le 11 février 2016.
© MIKE HUTCHINGS / AF

En Afrique du Sud, un nouveau scandale de corruption éclabousse la vie politique.  Cette fois, ce n'est pas le l'ANC qui est au centre des accusations, mais l'un des partis d'opposition, l'EFF. Le parti de gauche radicale de Julius Malema aurait illégalement reçu plusieurs centaines de milliers d'euros de la part d'une banque sud-africaine. Et son vice-président est directement impliqué.

En Afrique du Sud, Julius Malema et son parti, les Economic Freedom Fighters (Combattants pour la liberté économique, EFF), sont souvent en première ligne pour dénoncer les nombreuses irrégularités du Congrès national africain (ANC) au pouvoir.

Cette semaine encore, le charismatique leader d’opposition menaçait de descendre dans la rue pour réclamer la tête du ministre des Finances, accusé de corruption et finalement démis de ses fonctions.

Mais après la publication d’un rapport explosif sur les détournements de fonds à grande échelle au sein de la banque VBS Mutual Bank, EFF est resté silencieux pendant deux jours. Et pour cause, le nom de Floyd Shivambu y est cité. Le numéro deux du parti aurait illégalement perçu 600 000 euros, via son frère et à l’aide d’une société-écran. Le parti quant à lui aurait reçu un virement suspect de presque 100 000 euros.

Floyd Shivambu est sorti de son silence, assurant qu’il était innocent. « Pour que ce soit bien clair, je n'ai jamais reçu 10 millions de rands (590 000 euros environ) de VBS ou de qui que ce soit d'autre sur mon compte personnel », a déclaré Floyd Shivambu dans une déclaration publiée sur Twitter.

Mais déjà les différents partis politiques appellent à sa mise à pied. L’affaire VBS prend donc un tournant politique. La banque est placée sous tutelle depuis mars parce qu'elle était au bord de la faillite. En effet, 110 millions d’euros y ont été détournés depuis trois ans.

A un peu plus de six mois de l’élection présidentielle, ces révélations font perdre de sa crédibilité à l’EFF, qui a pourtant doublé ses intentions de vote dans les derniers sondages.

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