Elections en Côte d'Ivoire: premier congrès post-électoral du PDCI

Une femme dépose son bulletin de vote dans l'urne le 13 octobre à Bouaké, en Côte d'Ivoire.
© ISSOUF SANOGO / AFP

Le Parti démocratique de Côte d'Ivoire (PDCI) d’Henri Konan Bédié se réunit à Daoukro, à 230 kilomètres au nord d’Abidjan, deux jours après des élections locales pour lesquelles il n'y a pour l'instant que des résultats partiels. Ce congrès intervient en pleine recomposition du paysage politique depuis le divorce avec le Rassemblement des houphouëtistes pour la démocratie et la paix (RHDP), le mouvement présidentiel d’Alassane Ouattara.

Ce congrès « de la stabilité et de la clarification », comme l’ont baptisé ses organisateurs, s’est ouvert ce 15 octobre à l’hôtel de la Paix de Daoukro, dans l'est de la Côte d'Ivoire, deux jours après les élections municipales et régionales.

Quelques minutes avant l'ouverture, Fabrice Sawegnon, le candidat du Rassemblement des houphouëtistes pour la démocratie et la paix (RHDP) à la mairie de la commune du Plateau à Abidjan, a reconnu sa défaite face au candidat PDCI Jacques Ehouo.

Depuis le vote, le Plateau était devenu le théâtre de tensions et l’objet d’un bras de fer sans merci entre les deux candidats. Jacques Ehouo accusait en effet son adversaire de tenter de manipuler les chiffres.

Entraînement avant 2020

Deux jours après les élections, les résultats de ces municipales et de ces régionales ne sont pas entièrement connus. La Commission électorale indépendante (CEI) doit reprendre sa proclamation aujourd'hui. Mais la veille, devant la presse, Maurice Kakou Guikahué, le secrétaire exécutif du PDCI, qualifiait les résultats partiels de « très bons ».

Le PDCI veut être candidat en 2020 pour la présidentielle, seul, de façon autonome. Le scrutin de ce 13 octobre était un entraînement. Le parti s'est réjoui d'avoir participé aux élections tout en dénonçant un braquage qui se profile par endroits.

Au cœur de ce congrès extraordinaire se trouvait la rivalité avec l’ex-allié RHDP. Début octobre, le parti d’Henri Konan Bédié avait d’ailleurs exclu temporairement de ses instances une vingtaine de ses cadres, jugés trop proches de la coalition au pouvoir.

Certains de ces cadres ont d’ailleurs été élus le 13 octobre sous la bannière RHDP, parfois contre le PDCI. Leur exclusion définitive pourrait être examinée ce 15 octobre.

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