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RDC Ebola

RDC: l’épidémie d’Ebola continue de se propager

Cubes : chambres d’urgences biosécurisées pour épidémies, montées dans le Centre de traitement d'EBOLA de Beni installé par l’ONG Alima en RDC. 24 août 2018
© RFI/Florence Morice

En RDC, l’épidémie d’Ebola continue de sévir. Les autorités congolaises parlent d’une « deuxième vague », car après une courte accalmie de nouveaux cas confirmés ont été annoncés dans l’est du pays et plus particulièrement à Beni au Nord-Kivu. Depuis le début de l’épidémie, on a recensé 211 cas, dont 131 décès.

La zone où sévit actuellement Ebola est une région frontalière à laquelle médecins et humanitaires ont des difficultés à accéder. Et pour le docteur Eric Delaporte, directeur de recherche à l'IRD [Institut de recherche pour le développement], en effet, les zones d’insécurité dans ces régions ne permettent pas de lutter efficacement contre la propagation du virus.

« C’est très, très compliqué cette épidémie. Comme d’habitude, ça commence à bas bruit, et puis progressivement la chaîne de transmission des contacts fait que ça peut prendre de l’ampleur. Sur les deux dernières semaines, il y a eu autant de cas sur l’épidémie du Congo de l’Est que celle du Congo de l’Ouest, de Bikoro, dont on a beaucoup plus parlé il y a quelques mois. On est également au niveau d’une zone frontalière, même cas de figure que l’Afrique de l’Ouest des années 2014-2015-2016 ».

Qui dit zone frontalière dit circulation intense de personnes, souligne le médecin. « Des zones frontalières où il y a beaucoup de passages entre les gens, avec une donnée supplémentaire, c’est cette zone d’insécurité, cette zone rouge ». Ces zones rouges sont interdites ou difficiles d'accès aussi l'épidémie « est vraiment dans une phase potentiellement exponentielle ».

Désormais, l'épicentre de la maladie s'est déplacé de la ville de Mangina à celle de Beni, où deux nouveaux cas ont été confirmés ce week-end. En réaction, le ministère de la Santé a dépêché sur place une équipe qui s'occupe exclusivement de Beni, mais le ministère affirme que « l'épidémie est sous contrôle ».

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