Nigeria: les familles des otages de Boko Haram dans l'angoisse

Le collectif #BringBackOurGirls (ici à Abuja, lors d'une manifestation en août 2015) demande au gouvernement de redoubler d'efforts pour la libération des otages de Boko Haram..
© REUTERS/Afolabi Sotunde

Choc et émotion après l'annonce de l'exécution d'une professionnelle de la santé dans le nord-est du Nigeria. Hauwa Mohammed Liman, 24 ans, a été exécutée par une faction du groupe Boko Haram. Elle avait été enlevée en mars avec deux autres travailleuses humanitaires dans le nord-est du pays - dont une avait déjà été exécutée en septembre après des discussions infructueuses. Ce nouvel assassinat replonge les familles des autres otages dans l'attente.

Les familles des otages sont partagées entre un sentiment de solitude et d'espoir. Elles veulent encore croire au retour de leurs proches. Mais l'attente est longue... En témoigne ce message de Rebecca Sharibu, la mère de Leah, une lycéenne de 15 ans, enlevée par Boko Haram à Dapchi en mars dernier.

«  Trois ministres m'ont rendu visite, raconte t-elle à Rosie Collyer, de la rédaction anglaise de RFI. Ils m'ont assuré qu'ils faisaient tout leur possible pour faire libérer ma fille, Leah. Mais ils refusent de parler à certaines personnes... J'implore les terroristes de libérer la travailleuse humanitaire qu'ils retiennent en otage. Libérez là!  Et je leur demande de libérer aussi ma fille.  »

Lors des négociations, le CICR a multiplié les appels à la clémence, demandant la libération de ses employés. Cette organisation est formelle : elle privilégie les discussions et refuse de se plier à donner une rançon, indique leur porte-parole.

De son côté, le collectif Bring Back our girls suggère au gouvernement de redoubler d'efforts dans ses échanges avec le groupe jihadiste. «  Cette disparition aurait pu être évitée, dans la mesure où le gouvernement avait un mois pour agir, nous explique Nifemi Onifade, le porte-parole du collectif. Nous demandons la libération des autres otages. Nous suggérons au gouvernement de mener des actions militaires ou de renforcer les négociations  ».

Ce collectif exige plus de transparence de la part du gouvernement sur l'état des négociations concernant les autres otages entre les mains de Boko Haram.

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