Recours du scrutin présidentiel au Cameroun: deuxième journée d’audience

Maurice Kamto est lui-même monté au prétoire et a renouvelé sa revendication de la victoire (image d'illustration).
© AFP / MARCO LONGARI

Au Cameroun, audience à rallonge au Conseil constitutionnel où des candidats à l'élection présidentielle du 7 octobre dernier, défendent, depuis deux jours, des recours en annulation totale ou partielle de ce scrutin. Maurice Kamto, le candidat du Mouvement pour la renaissance du Cameroun (MRC), et ses avocats ont à nouveau longuement plaidé hier pour tenter de démontrer les irrégularités dont ils soutiennent que cette élection a été entachée. La décision sur ce recours est annoncée pour ce soir mais avant, le conseil entendra aussi le candidat Joshua Osih du Social democratic front (SDF) qui réclame, lui, l'annulation totale de cette élection.

Ouverte à 9h30 (heure locale), cette deuxième journée d’audience s’est achevée autour de 22h. Elle a été uniquement consacrée à l’examen du recours de Maurice Kamto, portant annulation partielle du scrutin du 7 octobre. Le candidat Kamto et sa quinzaine d’avocats ont tenu en haleine le Conseil et le public quasiment jusqu’en milieu d’après-midi. Ses avocats s’employant l’un après l’autre à développer les moyens soutenant leur requête en annulation.

Revendication de la victoire

En clôture de cette première phase, le candidat est lui-même monté au prétoire et a renouvelé sa revendication de la victoire à cette élection en indiquant cette fois quelques communes à travers le pays où sa victoire s’est construite, d’après lui.

La réponse au MRC et à son candidat a d’abord été faite par la Commission électorale camerounaise, ensuite par les conseils du ministère de l’Administration territoriale, et enfin par celle du Rassemblement démocratique du peuple camerounais (RDPC) et de son candidat Paul Biya. Tous se sont exercés à démonter point par point l’argumentaire des avocats de Maurice Kamto, réfutant les allégations de fraude et mettant un point d’honneur à souligner l’absence de preuves pour soutenir le dossier de l’accusation.

Incident

L’audience, qui était publique et retransmise en direct à la télévision, s’est achevée sur un incident : en cause, la fiabilité des procès-verbaux brandis par un membre du Conseil, lesquels ont été vaillamment contestés par le camp de Maurice Kamto. Le président du Conseil a renvoyé le délibéré à ce soir, 18 heures.

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