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Mali

Mali: accrochage dans le Nord entre l'armée et des présumés jihadistes

Patrouille militaire mixte de soldats de l'armée malienne et d'ex-combattants des groupes armés, Gao le 23 février 2017.
© AFP

De violents combats ont eu lieu, ce mardi, dans le nord du Mali entre des soldats de l'armée malienne et des jihadistes. Cela s'est passé dans la région de Ndaki dans le Gourma, à environ 200 kilomètres au sud-ouest de Gao.

Les combats ont opposé des soldats de l'armée malienne et des jihadistes dans le nord du Mali. Les combats ont débuté le 16 octobre, dans la région de Ndaki, dans le Gourma à environ 200 km au sud-ouest de Gao. La force française Barkhane est intervenue par les airs. Elle a déclenché le décollage d'avions de combat et d'hélicoptères.

En face, un groupe armé réunissant plusieurs dizaines de combattants, ce qui est assez rare, comme le précise le colonel Patrick Steiger, porte-parole de l'état-major des armées de Barkhane : « L’ennemi en face est estimé de l’ordre d’une cinquantaine de combattants terroristes. Face à eux, il y avait de l’ordre d’environ deux sections des forces armées maliennes. C’est effectivement un volume important. L’objectif en lui-même aussi était important puisque, là les groupes armés terroristes ont quand même tenu le terrain un certain temps avant de finalement céder sous la pression ».

Pour le militaire français, ce nombre conséquent n’est pas sans raison : « Ce qui nous donne à penser que le campement lui-même est important ou il y avait peut-être quelqu’un qui comptait beaucoup pour eux et qu’ils voulaient protéger ».

Cette région est notamment considérée comme le fief de la katiba 3A (al-Mansour Ag al-Kassam), dont les effectifs du noyau dur sont estimés par le renseignement franbçais à 50 hommes. C'est aussi une zone d’action et de repli pour le groupe Etat islamique au Grand Sahara. Et Patrick Steiger d’ajouter : « Au bilan, une quinzaine de motos qui ont été saisies puis détruites, un stock important de matériel servant à confectionner des engins explosifs improvisés. Tout ceci dans une zone boisée dans laquelle l’ennemi s’était replié, mais qu’il a fini par abandonner. Un seul terroriste trouvé mort et on pense qu’au regard des coups qui ont été infligés, que les autres éventuels blessés ou tués ont été enlevés en profitant de la nuit ».

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