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Comores

Comores: les militaires sont entrés dans la médina de Mutsamudu

Meeting politique sur l'île comorienne d'Anjouan (photo d'illustration).
© AFP/Ibrahim Youssouf

L’armée comorienne est finalement entrée dans la médina de la capitale d’Anjouan ce samedi après-midi. Depuis lundi dernier, des individus armés s’y étaient retranchés et avaient refusé d’en sortir malgré toutes les tentatives de négociation du gouvernement. Les militaires ont pu circuler dans les ruelles mais ne sont pas entrés dans les maisons. Les habitants du quartier ont quant à eux pu enfin en sortir même si le couvre-feu de 19h à 6h du matin n’a pas encore été levé.

A la mi-journée de ce samedi, les forces comoriennes sont entrées dans la médina de Mutsamudu pour sécuriser la zone et permettre aux habitants qui le souhaitent de sortir.

« L’armée a commencé à prendre position à l’intérieur de la médina depuis midi. Aucun coup de feu n’a été tiré, aucune maison fouillée. Les forces se contentent de sécuriser la medina pour que la population puisse y circuler librement », a précisé le ministre de l'Education nationale, Mahamoud Salim Hafi, à l'AFP.

Une information confirmée à RFI par Youssouf Mohamed Ali, directeur de cabinet du président chargé de la Défense. Les militaires sont effectivement entrés dans la médina. Pour l'instant, aucune perquisition ni aucune arrestation n'ont été faites et les riverains en sont donc libérés : « L’île est complètement maîtrisée donc les gens sortent actuellement dans la médina. L’armée contrôle pratiquement la totalité de la médina et contrôle tous les points où l’on pensait que se trouvaient les assaillants, les terroristes donc, il n’y a aucun problème pour le moment. On n’a pas encore procédé à la recherche des armes. Je crois que le plus important c’est d’en finir avec ces armes. On n’a arrêté personne. On n’a blessé personne. Il n’y a pas eu un coup de feu. Il n’y a aucune perquisition qui a été faite dans quelque maison que ce soit. L’armée est là. Elle est en train d’encadrer les gens, de surveiller pour leur permettre de suivre leurs occupations. Les activités économiques ont commencé à reprendre. »

La promesse d’immunité n’a pas fait sortir les civils armés. Néanmoins, le gouvernement maintient son cap pour une résolution pacifique du conflit.

« Malheureusement, cet accord n’a pas été respecté par l’autre partie. Ils ne se sont donc pas rendus et ils n’ont pas rendu les armes. Nous, de toute façon, nous privilégions toujours le dialogue. C’est la position du gouvernement. Pour ce qui est des gens qui sont pris en quelque sorte en otages ou comme boucliers humains, à l’intérieur de la médina, nous avons pensé à eux. Nous n’avons pas envisagé d’intervenir militairement parce qu’il faut éviter un carnage », a indiqué El-Amine Souef, ministre des Affaires étrangères.

El-Amine Souef a également fait appel à la communauté internationale afin de participer activement à une sortie de crise.

« Des mesures ont été prises, notamment le rétablissement de l’électricité et de l’eau, mais nous avons demandé à nos partenaires humanitaires ou partenaires au développement de la communauté internationale de jouer le rôle de médiateurs, de facilitateurs. Toutes les options sont possibles. Ils peuvent en effet se rendre sur place, ils ont des représentants sur place et puis il y a aussi le téléphone qui fonctionne », a précisé le ministre comorien des Affaires étrangères.

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