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Gabon

Second tour des législatives au Gabon: l'opposition aux aguets

Bureau de vote à l'école publique Akebe 2 dans le 4ème arrondissement de Libreville, le 27 octobre 2018.
© Carine Frenk / RFI

Les Gabonais étaient appelés aux urnes ce 27 octobre pour le second tour des élections législatives : 59 sièges de députés étaient à pourvoir. L’Assemblée nationale gabonaise en compte 143. Quelle que soit l’issue de ce deuxième tour, le Parti démocratique gabonais (PDG) au pouvoir est assuré de conserver le contrôle de l'Assemblée et même du gouvernement. Reste à savoir quelle sera la représentation de l’opposition.

Les Gabonais ont voté dans le calme un peu partout dans le pays ce 27 octobre pour les législatives, selon plusieurs sources. Dans la capitale Libreville, l’incident majeur à signaler est l’interpellation du vice-président du Centre gabonais des élections dans le deuxième arrondissement de la ville.

L’opposant Marcel Djabio a été interpellé alors que des militants de l’opposition lui faisaient constater une prétendue distribution d’argent par des proches du pouvoir. Il a été libéré à 22h. Plusieurs bureaux de vote étaient sécurisés par des militaires à la place des policiers, a-t-on constaté à Libreville.

Représentation de l'opposition

Le principal enjeu de ce second tour est de connaître le nombre de députés que l’opposition enverra à l’Assemblée nationale. Le Parti démocratique gabonais (PDG) au pouvoir, qui avait raflé la majorité absolue dès le premier tour, a mis en marche son rouleau compresseur pour écraser les opposants restés en course. Quatre opposants seulement ont été élus dès le premier tour contre 80 pour la majorité.

Plusieurs candidats de l’opposition ont signalé des irrégularités. Il faudra cependant dépenser 250 000 francs CFA (380 euros) pour déposer un recours à la Cour constitutionnelle, selon une nouvelle loi.

Le scrutin dans le 4ème arrondissement de Libreville

C’est dans le 4ème arrondissement de Libreville que s'est tenu le duel le plus intéressant de ce second tour. Alors que tous les autres ténors de l'opposition ont été battus dès le premier tour, Alexandre Barro Chambrier, chef de file du parti Rassemblement Héritage et Modernité affrontait un jeune candidat du PDG, le parti au pouvoir, Séverin Pierre Ndong Ekomi.

Faisons le vote ponctuellement dans la sérénité. De toute façon, personne ne gagne ; ce n’est que le Gabon qui gagne dans cette élection.

Reportage dans le fief de Barro Chambrier
28-10-2018 - Par Carine Frenk

 

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